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Les Onze mille verges

Dernier ajout – vendredi 27 octobre 2006.

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Guillaume Apollinaire, Les Onze mille verges ou Les amours d’un hospodar, roman érotique, Paris, 1906.



  • Les amours d’un hospodar

    Les onze mille verges - chapitre 9

    Roman érotique (1906)

    par Guillaume Apollinaire

    « Mais si, curieux de se renseigner exactement, le voyageur s’approche de la statue, il reste longtemps pensif après avoir lu ces vers gravés sur le socle :
    Ci-gît le prince Vibescu
    Unique amant des onze mille verges
    Mieux vaudrait, passant ! sois-en convaincu
    Dépuceler les onze mille vierges
     » (Guillaume Apollinaire, Les onze mille verges).


  • Les amours d’un hospodar

    Les onze mille verges - chapitre 8

    Roman érotique (1906)

    par Guillaume Apollinaire

    « Le cochon bandait comme un salaud. Il se coucha sur Ninette qui croisa ses jambes fines et nerveuses sur le dos de l’ouvrier. Je vis le gros membre entrer dans un con velu qui l’avala comme une pastille et le revomit comme un piston. Ils furent longs à jouir et leurs cris se mêlaient à ceux de ma femme.
    Quand ils eurent fini, le botcha qui était roux se releva et, voyant que je me branlais, m’insulta et, reprenant sa lanière, me fustigea de tous côtés. La lanière me faisait un mal terrible, car j’étais faible et je n’avais plus assez de force pour sentir la volupté. La boucle m’entrait cruellement dans les chairs. Je criais :
    - Pitié !… » (Guillaume Apollinaire, Les onze mille verges).


  • Les amours d’un hospodar

    Les onze mille verges - chapitre 7

    Roman érotique (1906)

    par Guillaume Apollinaire

    « Le Tatar était un artiste et les coups qu’il frappait se réunissaient pour former un dessin calligraphique.
    Sur le bas du dos, au-dessus des fesses, le mot putain apparut bientôt distinctement.
    On applaudit vigoureusement tandis que les cris de l’Allemande devenaient toujours plus rauques. Son cul, à chaque coup de verge, s’agitait un moment puis se soulevait, les fesses serrées qui aussitôt se desserraient ; on apercevait alors le trou du cul et le con en dessous, bâillant et humide.
    Petit à petit, elle sembla se faire aux coups. À chaque claquement de la verge, le dos se soulevait mollement, le cul s’entrouvrait et le con bâillait d’aise comme si une jouissance imprévue venait la visiter. » (Guillaume Apollinaire, Les onze mille verges).


  • Les amours d’un hospodar

    Les onze mille verges - chapitre 6

    Roman érotique (1906)

    par Guillaume Apollinaire

    « Ce fut un étalage admirable de culs de toutes les nationalités, car ce bordel modèle possédait des putains de toutes races. Le cul en forme de poire de la Frisonne contrastait avec les culs rebondis des Parisiennes, les fesses merveilleuses des Anglaises, les postérieurs carrés des Scandinaves et les culs tombants des Catalanes. Une négresse montra une masse tourmentée qui ressemblait plutôt à un cratère volcanique qu’à une croupe féminine. Dès qu’elle fut relevée, elle proclama que le camp adverse était grand chelem, tant on s’accoutume vite aux horreurs de la guerre.
    - Je prend la négresse, déclara Cornabœux, tandis que cette reine de Saba, se levant en s’entendant nommer, saluait son Salomon de ces paroles amènes :
    - Ti viens piner ma g’osse patate, missé le géné’al ?
    Cornabœux l’embrassa gentiment. Mais Mony n’était pas satisfait de cette exhibition internationale :
    - Où sont les Japonaises ? demanda-t-il.
    - C’est cinquante roubles de plus, déclara la sous-maîtresse en retroussant ses fortes moustaches, vous comprenez, c’est l’ennemi ! » (Guillaume Apollinaire, Les onze mille verges).


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