Auteur : Hugues Rebell
Mots-clés : Flagellation
Madame de Morency (Hugues Rebell), Journal d’une enfant vicieuse, imprimé par Isidore Liseux et ses amis (Éd. Charles Carrington), Paris, 1903.
Journal d’une enfant vicieuse
Livre II : Chapitre III
par Hugues Rebell« Ainsi j’entrais doucement dans la vie conjugale. Valentine m’en avait si bien aplani le seuil que je savais à peine si j’avais quitté mon enfance. Mon mari n’était à mes yeux que le remplaçant de ma tante, un maître sans sévérité et seulement un peu grognon. Les jeux me semblaient à peine différents ; les plaisirs n’avaient de la nouveauté que ce qui en est supportable. Valentine m’avait ménagé en tout des transitions heureuses. (…) Maintenant je respirais à pleines narines le bonheur, la liberté, la richesse. J’interrogeais sans désir, mais dans une attente délicieuse les yeux et le vêtement des hommes. J’avais le pressentiment que ma première petite âme ne s’était point déchirée avec ma chair de vierge et qu’il faudrait la passion pour l’anéantir et la remplacer. Elle devait venir, mais ses joies sont graves, ses jouissances tristes, elle ne divertit ni n’amuse, et j’arrête à cette page un livre écrit pour des amis libertins. Qu’il puisse dresser vers l’aimé un sommeillant désir, et réveiller la volupté des croupes paresseuses. » (Hugues Rebell, Journal d’une enfant vicieuse).
Journal d’une enfant vicieuse
Livre II : Chapitre II
par Hugues Rebell« De même j’ai pris plaisir à m’essuyer longuement les parois de l’orifice, me chatouillant le trou embrené de mon derrière. Puis j’ai eu envie encore, je me suis replacée, et les efforts que je faisais pour me soulager le ventre et le frottement de mon bouton me causaient tant de plaisir que je me suis encore tordue de jouissance, et j’ai failli tomber dans les latrines. Quand je me suis relevée j’étais toute humide par-devant ; ma robe avait de l’ordure et le siège des lieux d’aisance aussi. Mon coeur battait précipitamment j’ai eu hâte d’aller me changer.
Comme je sortais toute rouge de la garde-robe, ma tante m’a rencontrée et remis une lettre de monsieur le Curé.
Elle était ainsi conçue :
Ma chère enfant, je suis étonné que depuis plus de trois mois que vous êtes parmi nous, la pensée ne vous soit pas venue encore de vous confesser. J’ai fait part de ma surprise à madame votre tante qui m’a dit combien elle tenait à vous voir remplir vos devoirs religieux. C’est à sa prière que je vous invite à venir au sacré tribunal de la pénitence. S’il vous est désagréable de vous mêler à la foule de mes paroissiens, venez donc dans la soirée, de trois à quatre heures, à mon presbytère : je vous y attendrai.
Votre dévoué pasteur,
Louis PLANCHETEAU, curé. » (Hugues Rebell, Journal d’une enfant vicieuse).
Journal d’une enfant vicieuse
Livre II : Chapitre I
par Hugues Rebell« Je suis bonne à marier. Hier, après m’être lavée, pendant que ma tante était sortie, je me suis regardée, dans la grande glace de sa chambre, toute nue. Cela m’a fait plaisir de me voir, et par-devant et par-derrière ; je ne m’étais jamais regardée avec autant d’attention. Je suis plus belle que toutes mes amies. Valentine, il est vrai, a des traits plus réguliers que les miens, mais n’a pas des yeux si beaux et une bouche si expressive : on me l’a toujours dit. J’ai de jolies dents, une oreille bien dessinée, mes cheveux, qui me descendent jusqu’aux reins, sont fins et d’un blond agréable. Je ne connais que les seins d’Olympe qui soient d’un dessin plus ferme et plus délicat que les miens : et encore, à mon goût, sont-ils trop gros. Mes hanches s’arrondissent délicatement, mes cuisses sont fortes, mon mollet mince, mais bien fait. Après m’être regardée le devant, je me suis tournée et j’ai aimé mes larges épaules et mes belles grosses fesses. S’est-on amusé à taper sur elles au couvent. N’importe ! Je suis une jolie fille et l’homme qui me prendra ne sera pas malheureux. » (Hugues Rebell, Journal d’une enfant vicieuse).
Journal d’une enfant vicieuse
Livre I : Chapitre IX
par Hugues Rebell« Et la soeur donne à Germaine une grosse claque sur le cul. Germaine, qui jamais n’avait été fouettée, était folle de douleur et de honte. Elle sanglotait, criant à chaque chiquenaude de la soeur comme si on l’avait écorchée. Cependant la soeur, les lunettes sur son nez, regardait la chemise poissée, l’arrachait des fesses, et découvrait une raie du cul tout embourbée.
C’est trop fort, par exemple ! cria-t-elle. Et elle alla chercher son martinet dans son armoire, puis surmontant son dégoût, elle prit mon petit ange sous le bras et son cul barbouillé, elle fouetta et refouetta, si bien qu’au milieu de l’ordure de belles gouttes de sang perlèrent.
Vous allez lécher cela avec votre langue, cochonne ! dit la religieuse, et elle la força à nettoyer le lit puis à se nettoyer elle-même. Enfin elle la fit se coucher et se coucha auprès d’elle, mais comme Germaine sanglotait bruyamment, plus d’une fois la lourde main de la soeur s’abattit sur le postérieur de l’ange. » (Hugues Rebell, Journal d’une enfant vicieuse).
Journal d’une enfant vicieuse
Livre I : Chapitre VIII
par Hugues Rebell
Journal d’une enfant vicieuse
Livre I : Chapitre VII
par Hugues Rebell
Journal d’une enfant vicieuse
Livre I : Chapitre VI
par Hugues Rebell
Journal d’une enfant vicieuse
Livre I : Chapitre V
par Hugues Rebell
Journal d’une enfant vicieuse
Livre I : Chapitre IV
par Hugues Rebell
Journal d’une enfant vicieuse
Livre I : Chapitre III
par Hugues Rebell
Journal d’une enfant vicieuse
Livre I : Chapitre II
par Hugues Rebell
Journal d’une enfant vicieuse
Livre I : Préface et Chapitre I
par Hugues Rebell