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Le Fouet à Londres

Dernier ajout – vendredi 14 septembre 2007.

Auteur :

Mots-clés :

Jean de Villiot (Hugues Rebell), Le fouet à Londres, roman-étude de moeurs anglaises, La Flagellation à travers le monde, Éd. C. Carrington, Paris, 1906 (In-8°, 220 pages).



  • La Flagellation à travers le monde

    Tous fouetteurs

    Le fouet à Londres (Troisième partie : chapitre V)

    par Hugues Rebell

    « Un soir, il y avait eu chez Jenny un souper magnifiquement servi, une profusion de mets exquis et recherchés rehaussés des crus les plus renommés, le tout au milieu d’une moisson de fleurs. Cela, bien entendu, n’était pas pour les invités des jours de réceptions, non, mais pour eux, pour eux seuls, hommes et femmes dont le coeur et la chair palpitaient à l’unisson, vivant du plaisir, de la volupté les uns des autres, associés et liés par le secret de l’amour, du vice, de la débauche.
    À terre, des fourrures de prix, des coussins, de vieilles soies rares et exquises, les femmes voilées savamment, plus excitantes que nues, empruntant aux héroïnes de la Rome antique leurs recherches savantes. Les seins enserrés dans des résilles d’or, et drapées de soies brodées, transparentes et ouvertes, les cheveux attachés sur le sommet de la tête ou retenus par des agrafes de pierreries. Les hommes, prêts au galant combat, vêtus de manteaux soyeux et éclatants. » (Jean de Villiot, Le fouet à Londres).


  • La Flagellation à travers le monde

    Recrues nouvelles

    Le fouet à Londres (Troisième partie : chapitre IV)

    par Hugues Rebell

    « Le lendemain, Daniel Gowerson raconta au colonel le résultat de son entreprise et les hauts faits de la cravache. Il était transformé ; l’autorité même de son langage en faisait un tout autre homme.
    Lorsque le colonel, mis au courant des moindres détails de cette scène et allumé lui-même par la vision descriptive de son ami, eut envisagé la source de jouissances qu’il y aurait à tirer de là pour lui, il lui proposa sa collaboration experte, lui promettant des leçons de fouet comme nul autre au monde ne saurait lui donner jamais.
    Daniel accepta avec enthousiasme ; Ethel serait flagellée ainsi que Mary, et cela serait exquis.
    Le colonel, le soir même, dans la chambre de Jenny, exposa ses théories sur la flagellation en société, plus voluptueuse encore, disait-il, que la flagellation à huis clos, le spectacle des sensations des autres doublant la frénésie du plaisir. » (Jean de Villiot, Le fouet à Londres).


  • La Flagellation à travers le monde

    Un bon élève

    Le fouet à Londres (Troisième partie : chapitre III)

    par Hugues Rebell

    « D’abord pétrifié par la surprise, le pasteur recula, mais, revenu à lui, il alla fermer la porte et donna un tour de clé.
    Il comprenait. Ce qu’il avait pris pour une scène d’essayage était bien autre chose.
    Aveuglé de colère, il prit Ethel par le bras et, lui faisant faire un tour de voltige, renversa sa complice qui tomba, les jambes en l’air. Après quoi, se meurtrissant les doigts aux nombreuses épingles attachant les dentelles, il releva de l’autre côté cette jupe, s’embarrassant lui-même dans ses plis et, malgré la lutte que soutenait contre lui la jeune femme, la jeta sur son lit, et, guidé par la colère, cingla sa croupe de vigoureux et nombreux coups de cravache.
    Mme Sombrif qui s’était relevée, s’approcha d’Ethel et sous les coups de cravache qu’elle bravait, continua de la couvrir de baisers fous sans s’occuper même de garantir son joli visage.
    Gowerson fut alors pris de vertige, vertige effréné que ses sens avaient ignoré jusqu’à ce jour. Il était fou devant ces deux femmes délirant de plaisir et que l’interruption de leurs caresses avait enivrées de cette volupté éperdue. » (Jean de Villiot, Le fouet à Londres).


  • La Flagellation à travers le monde

    Une leçon

    Le fouet à Londres (Troisième partie : chapitre II)

    par Hugues Rebell

    « Le colonel l’écoutait, sans l’interrompre. Quand il eut terminé :
    - Daniel, mon ami, vous n’avez pas su comprendre les femmes, voilà tout. Ce qu’elles veulent, c’est un amant qui les dompte, qui soit leur maître, et non pas un amant qui soit leur esclave et qui soupire à leurs pieds. Tout cela ne vaut rien avec elles. Si vous perdez celle-là, descendez en vous-même et demandez-vous bien si vous n’en avez jamais encore perdu d’autres par les mêmes agissements.
    Être aimé d’une femme, mon cher, c’est être redouté d’elle. Il faut, dès l’abord, la traiter en conséquence et, je le répète, la dompter. Une femme est-elle sûre de votre unique amour, à quoi bon dès lors se mettre en frais pour vous, pour vous qui êtes son bien, sa propriété ? Elle se sait reine et maîtresse, plus de craintes, plus d’émotions, dès lors l’ennui. Il faut, en amour, que l’un ou l’autre soit le maître, ce dernier rôle est fait pour vous.
    Puis, après quelques pas et un silence, il continua :
    - Tenez, un bon conseil, mon cher ami. Surprenez Ethel par le changement de votre attitude, elle vous reviendra. Prenez un stick, une cravache quelconque, entrez dans sa chambre et, sans crier gare, relevez les jupes de la belle et allez-y d’une fessée, d’une fessée sans pitié, sans trêve ni répit, d’une fessée exemplaire, jusqu’à ce que la chair soit zébrée de vos coups de cravache.
    Le pasteur resta abasourdi devant une semblable révélation. » (Jean de Villiot, Le fouet à Londres).


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