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Petites et grandes filles

Dernier ajout – vendredi 19 juin 2009.

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Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], [A. Brancart à Amsterdam], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



  • Les Offices Rouges (Chapitre IV - §V)

    Petites et grandes filles - 21

    Roman érotique (1890)

    par Alphonse Momas

    « La chanoinesse, debout, étendit la main sur ma tête. On fit silence et elle dit :
    - Fille Rouge, dès ce moment et pendant toute ton existence, quel que soit l’instant où l’on t’appellera, tu appartiens aux membres de la Confrérie, et à ses règlements qu’on t’a enseignés. Y consens-tu ?
    - J’y consens.
    - Partout notre protection t’accompagne ; mais partout aussi tu protégeras les nôtres. Ton âme, ton cœur, tes sens sont pour toujours unis en nous tous. Acceptes-tu ?
    - J’accepte.
    Alors nous nous embrassâmes avec tendresse et un pelotage général commença, entrecoupé de caresses, de sucées, de léchées, de chûtes, de jouissances et de possessions.
    Mais que doit être ton état en me lisant, mon petit Paul ! Le feu dévore ton sang, tu soupires après nos plaisirs si brutalement suspendus ! Le paradis ne s’est pas ouvert pour toi comme pour moi. Ah, si nos parents te mettaient dans un lycée de Paris, nous nous verrions souvent ! Les sympathies des demoiselles Géraud, d’Eve te sont acquises. Les vacances approchent !
    Nous réunira-t-on ? Et si l’on nous réunit, trouverais-je l’occasion de t’inculquer ma science en gentilles cochonneries ? Souhaite-le, je suis prête à tout pour t’emmener ensuite au milieu des Filles Rouges ! Hein, que d’extravagantes séances ! Adieu mignon, un million de suçons de mes lèvres partout où tu voudras.
    Ton Adeline. » (Alphonse Momas, Petites et grandes filles).


  • Les Offices Rouges (Chapitre IV - §IV)

    Petites et grandes filles - 20

    Roman érotique (1890)

    par Alphonse Momas

    « Isabelle m’ajusta à la ceinture le fameux instrument, me donna quelques conseils pratiques, se plaça dans mes cuisses, et je la manœuvrai avec une réelle adresse.
    Quoi, je possédais réellement mon amie ? Je ne pouvais en douter.
    Dans ses coups de dos, dans ses extases, dans ses contorsions félines, elle ne cessait de dire :
    - Oui, ma douce Aline, ma petite colombe, prends-moi, fais-moi tienne, jouis de moi, de mon cul, comme je jouis sous tes coups de ventre. Tu es mon amant, mon bien ; je t’adore, je t’adorerai toujours. Tout à l’heure, je te mangerai les lèvres de baisers, de baisers tels que tu n’en as jamais reçus. Oui, chérie, enfonce bien, tu ne me fais pas mal. Bien au contraire, tu m’ouvres le Paradis. Ton ventre me brûle les fesses. Dis que tu m’aimes ; je t’adore. Je me violentais en te témoignant tantôt de la froideur. Je brûlais d’envie de partager ton amour. Là, là ! Ne bouge pas d’un instant, tu es bien au fond. Recommence, tire ! Ah, je me meurs.
    Les spasmes succédaient aux spasmes ; j’enfonçais dans ce cul bien-aimé le godemiché et, mes mains le pelotant avec ivresse, ne le quittaient que pour gratter le bouton, la pointe des seins. Mes lèvres se joignaient aux siennes.
    Parfois elle me saisissait une main et, dans ses tressaillements, la portait à sa bouche pour en sucer tous les doigts, l’un après l’autre.
    Quelle nuit, mon Paul ! Nous la passâmes presque toute entière ensemble. Elle ne se retira que lorsqu’il eut été dangereux de rester plus longtemps. Nous ne dormîmes pas. Tu vois nos têtes aux classes du lendemain. Mes plus chaudes caresses ! » (Alphonse Momas, Petites et grandes filles).


  • Les Offices Rouges (Chapitre IV - §III)

    Petites et grandes filles - 19

    Roman érotique (1890)

    par Alphonse Momas

    « Ma respiration sifflait. Ma chère maîtresse devina le but que je poursuivais ; elle se retourna d’un prompt mouvement et m’étala tout son cul.
    Ce n’était plus celui si flexible, si nerveux d’Isabelle, ce n’était plus ce long et rapide trémoussement de la cambrure de mon amie, s’agitant en contorsions effrénées ; ce n’était plus cette brutale domination du cul, exigeant le sacrifice de tout votre être aux caresses qu’il sollicitait. Mais c’était aussi tout un poème de grâce, de souplesse, de majesté, incitant le corps à mille désirs lascifs. Ces chairs blanches et nourries, cette raie profonde et vertigineuse, ces poils courant vers le bas, cette exquise rotondité, se développant sous vos yeux, ces effluves magnétiques miroitant sur toute la personne, tout appelait vos dévotions, les encourageait, vous en témoignait reconnaissance. Je ne l’avais plus vu depuis longtemps, et je me délectai, le servant avec le même feu ardent, dont j’honorais celui d’Isabelle.
    Je le sentis frissonner, frémir ; il se souleva, s’agita sous mes feuilles de rose. Je lui communiquai une partie de ma passion, et il se mit à faire, comme je l’aimais tant, à s’ouvrir et à se refermer de lui-même, à se rétrécir, puis à s’épanouir, à se dessiner en arabesques fantaisistes, au milieu desquelles la jouissance nous emporta toutes les deux.
    Je triomphais, et tous les assistants, groupés autour de nos ébats, me félicitèrent.
    Quelle nuit de plaisirs et de voluptés, mon petit Paul ! On se répète dans ces descriptions ; on risque de se fatiguer. Je ne veux pas que tes désirs s’émoussent ; je t’embrasse bien fort. » (Alphonse Momas, Petites et grandes filles).


  • Les Offices Rouges (Chapitre IV - §II)

    Petites et grandes filles - 18

    Roman érotique (1890)

    par Alphonse Momas

    « On s’apercevait que Nanette connaissait la méthode de la volupté de la flagellation et qu’elle la désirait.
    Les six coups donnés, nous nous traînâmes sur les genoux vers ces fesses pour les embrasser et pour demander à nos maîtresses de nous pardonner, jurant de ne plus recommencer. On nous réservait une autre expiation.
    Attachées dos à dos avec Clémentine, nous vîmes les trois classes défiler devant nous en nous narguant.
    La plus pénible apostrophe me fut lancée par Isabelle, sortie indemne de l’aventure, qui me cria en passant :
    - Débaucheuse de petites, ne cours plus après les grandes ou gare à toi !
    Comme conséquence, cette punition rompit mon lien d’amitié avec Angèle qui ne reçut pas la flagellation, amena une tension de rapports avec ma maîtresse, me valut une sévère admonestation des demoiselles Géraud qui m’accusèrent d’hypocrisie, ne s’expliquant pas ma folle équipée avec une enfant, une Fille Rouge, il est vrai, doublement sacrée à ce titre.
    Tout n’est pas toujours rose dans la carrière des plaisirs ; nous en savons quelque chose, mon petit Paul. Un million de baisers. » (Alphonse Momas, Petites et grandes filles).


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