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L’Ardente passion

Dernier ajout – vendredi 5 mars 2010.

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Maurice de Vindas - L’Ardente passion (Pdf)
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Maurice de Vindas, L’Ardente passion, Éd. Librairie Franco-Anglaise, Paris, 1929.



  • L’Ardente passion

    Soumission servile et flagellation cruelle

    Roman érotique (Chapitre VIII)

    par Maurice de Vindas

    « Après le repas, elle l’empoigna par un bras pour le conduire à sa chambre. Elle s’en fut chez elle chercher le martinet et revint, les sourcils froncés, la bouche mauvaise.
    Il se taisait toujours, acceptant à l’avance le supplice qu’on lui ménageait. Au moyen d’une ceinture de cuir elle lui maintint la chemise roulée sous les aisselles. Puis elle flagella, silencieusement, s’ingéniant avec une habileté démoniaque à le meurtrir.
    Il hoquetait de douleur, mais n’implorait plus, sachant que toute prière serait inutile. Vaincu, il tomba sur son lit et y demeura immobile, rigide.
    Elle ne cessa pour cela de fustiger, espérant, elle ne savait quoi, les yeux exorbités, il la considérait avec terreur, attendant la fin de l’horrible correction.
    Ce ne fut que la lassitude qui l’obligea à cesser. Du doigt, elle lui montra de parquet :
    - À genoux… demandez-moi pardon !
    Il obéit en pleurant et lui baisa les pieds, incapable de prononcer une parole. Pourtant elle ne se jugea point satisfaite en face de cette soumission servile. La conscience de sa puissance la poussait au contraire à se montrer plus cruelle. » (Maurice de Vindas, L’Ardente passion).


  • L’Ardente passion

    Désir de torture et morsures de la chair

    Roman érotique (Chapitre VII)

    par Maurice de Vindas

    « Languide, le cœur étreint, il se leva et d’une main tremblante, fit sauter les bretelles. Le pantalon tomba ; il retira sa veste et son gilet, sans qu’elle eut besoin de prononcer une parole, le commandant uniquement par geste.
    À petits pas, elle s’approcha et de la main gauche souleva le pan de chemise, afin de frapper tout d’abord les reins et les omoplates. À la première cinglade, il frémit de douleur, mais se mordit les lèvres pour ne point crier.
    - Avec un calme satanique, elle martelait sa chair, tournant autour de lui, de crainte que les lanières n’atteignissent toujours le même endroit.
    Il chancelait, le visage crispé en une grimace douloureuse.
    Les minces bandes de cuir, couraient sur lui, s’enroulaient à sa taille, mordait son épiderme.
    Pourtant il se taisait, stoïque par amour, préférant cette souffrance à l’indifférence de la jeune femme.
    Celle-ci perdait de son calme, un nuage pourpre avait envahie son front.
    Incapable de résister davantage, il fit un pas en avant et tomba assis sur le canapé. Elle le poursuivit, tenace, tapant toujours, s’ingéniant à torturer la chair qui devenait écarlate. » (Maurice de Vindas, L’Ardente passion).


  • L’Ardente passion

    Une correction administrée avec vigueur

    Roman érotique (Chapitre VI)

    par Maurice de Vindas

    « Un soufflet claqua ; Berthe fit : oh ! Il recula, non blessé, mais dompté.
    Ce fut la jeune fille qui entraîna la femme et elles s’enfermèrent dans le boudoir. Là elles demeurèrent un instant silencieuses, tourmentées par une idée lancinante. Berthe se suspendit au cou de sa compagne et tout bas, avec timidité :
    - Battez-moi… comme hier… un peu… pour rire…
    Marthe se dégagea et l’attira en avant, la couchant sur ses genoux. Les jupes volèrent, le pantalon tomba, le poing frappa, lentement, avec un bruit sourd, dans la longueur de la croupe.
    La fouettée se tordait, sa taille remuait profondément, une plainte continue fusait de ses lèvres.
    Puis elle se secoua brusquement, roulant à terre, pour aussitôt être à genoux :
    - À mon tour maintenant !
    Marthe voulut se défendre ; déjà il était trop tard, elle se sentit serrée aux jambes par deux bras nerveux et lentement elle coula jusqu’au tapis.
    Aussitôt Berthe fut sur elle et la correction qu’elle lui administra ne manqua point de vigueur. Elle frappait elle aussi, la menotte fermée, martelant la chair qui se mouvait. » (Maurice de Vindas, L’Ardente passion).


  • L’Ardente passion

    Gouvernante à poigne, martinet et rire satanique

    Roman érotique (Chapitre V)

    par Maurice de Vindas

    « Elle était toujours en chemise de nuit, les cheveux épandus sur les épaules, pieds nus, sans même les babouches ordinaires.
    Peu à peu les battements de son cœur s’apaisaient, elle s’empara du martinet et franchit le seuil, fièrement.
    La porte du jeune homme, elle l’ouvrit sans avoir toqué, simplement, se sentant forte. Lui aussi était en chemise au milieu de la pièce. À sa vue, il frémit ; puis il distingua le martinet qui tremblait dans sa main.
    Il recula, ayant peur sincèrement :
    - Oh ! non pas cela !
    Elle l’empoigna par un pan du linge qu’elle tordit et les lanières sifflèrent, lui cinglant les cuisses, les genoux, à plusieurs reprises.
    Il eut un râle sourd et tomba en travers du lit. Farouche, elle le poursuivit, trouvant dans la vue de cette torture, un apaisement à son propre tourment.
    Elle frappait avec violence, contemplant la chair qui rougeoyait. Lui, la tête repliée en arrière, râlait, n’ayant même plus la force d’implorer.
    Quand elle s’arrêta de taper, il demeura inerte et palpitant en même temps. Sans embarras, elle le considérait, devinant les pensées tumultueuses qui le bouleversaient, se repaissant autant de la douleur morale, que de la peine physique.
    Elle cingla encore une fois, légèrement, avec précision, accompagnant son geste, d’un rire satanique. » (Maurice de Vindas, L’Ardente passion).


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