Eros-Thanatos Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, récits et confessions érotiques

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Poèmes érotiques

Dernier ajout – mercredi 30 mai 2007.

Littérature érotique : Poèmes érotiques libres et gratuits des écrivains et poètes libertins du XVIIIe, XIXe et XXe siècles.



  • Hommes

    Hombres (Hommes)

    Poèmes érotiques (1904)

    par Paul Verlaine

    « O ne blasphéme pas, poéte, et souviens-toi.
    Certes la femme est bien, elle vaut qu’on la baise,
    Son cul lui fait honneur, encor qu’un brin obése
    Et je l’ai savouré maintes fois, quant à moi.

    Ce cul (et les tétons) quel nid à nos caresses !
    Je l’embrasse à genoux et léche son pertuis
    Tandis que mes doigts vont, fouillant dans l’autre
    puits Et les beaux seins, combien cochonnes leurs paresses ! » (Paul Verlaine, Hombres / Hommes).


  • Hombres (Hommes)

    Sonnet du Trou du Cul

    Poème érotique (1904)

    par Arthur Rimbaudpar Paul Verlaine

    « Obscur et froncé comme un oeillet violet
    Il respire, humblement tapi parmi la mousse
    Humide encor d’amour qui suit la pente douce
    Des fesses blanches jusqu’au bord de son ourlet.

    Des filaments pareils à des larmes de lait
    Ont pleuré, sous l’auteur cruel qui les repousse,
    À travers de petits caillots de marne rousse,
    Pour s’en aller oï la pente les appelait. » (Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, Sonnet du Trou du Cul).


  • Sonnets érotiques

    La femme (Poèmes érotiques)

    Manuscrits (1889-1891)

    par Pierre Louÿs

    « Mon long priape qui pantelait contre moi
    S’érupe et bat, fouetté de sang par une envie
    Furieuse de chair humide… Ah ! couche-toi !
    Mais clos ton sexe comme une bouche assouvie.

    C’est de l’étreinte des mamelles qu’il est fou.
    À cheval sur l’arc blanc du torse qui se cambre
    J’allonge entre les seins jusqu’aux douceurs du cou,
    Entre les caressants et flasques seins, mon membre.

    Il disparaît sous les replis exubérants
    Que serrent, traversés par des frissons errants,
    Les paumes de tes mains aux doigts dressés. Il bouge,

    Et le filet s’irrite au sternum, et le gland
    Braqué, cingle ta face avec le jet brûlant
    Qui pleure de ta joue en flot strié de rouge. » (Pierre Louÿs, La femme).



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