Auteur : Restif de la Bretonne
Mots-clés : Libertinage | Orgie
Quelle excuse peut se donner à lui-même, l’homme qui publie un ouvrage, tel que celui qu’on va lire ? J’en ai cent, pour une. Un auteur doit avoir pour lui le bonheur de ses lecteurs. Il n’est rien qui contribue autant au bonheur, qu’une lecture agréable. Fontenelle disait : « Il n’est point de chagrin qui tienne contre une heure de lecture ». Or, de toutes les lectures la plus entraînante est celle des ouvrages érotiques, surtout lorsqu’ils sont accompagnés de figures expressives. Blasé sur les femmes depuis longtemps, la Justine de Dsds me tomba sous la main. Elle me mit en feu ; je voulus jouir, et ce fut avec fureur : je mordis les seins de ma monture ; je lui tordis la chair des bras… Honteux de ces excès, effets de ma lecture, je me fis moi-même un Erotikon savoureux, mais non cruel, qui m’excita au point de me faire enfiler une bossue bancroche, haute de deux pieds. Prenez, lisez, et vous en ferez autant.
Personne n’a été plus indigné que moi des sales ouvrages de l’infâme Dsds ; c’est-à-dire, de Justine, Aline, le Boudoir, la Théorie du Libertinage, que je lis dans ma prison. Ce scélérat ne présente les délices de l’amour, pour les hommes, qu’accompagnées de tourments, de la mort même, pour les femmes. Mon but est de faire un livre plus savoureux que les siens, et que les épouses pourront faire lire à leurs maris, pour en être mieux servies ; un livre où les sens parleront au coeur ; où le libertinage n’ait rien de cruel pour le sexe des Grâces, et lui rende plutôt la vie, que de lui causer la mort ; où l’amour ramené à la nature, exempt de scrupules et de préjugés, ne présente que des images riantes et voluptueuses. On adorera les femmes, en le lisant : on les chérira, en les enconnant ; mais l’on en abhorra davantage le vivodisséqueur, le même qui fut tiré de la Bastille avec une longue barbe blanche le 14 juillet 1789. Puisse l’ouvrage enchanteur que je publie, faire tomber les siens !
Mauvais livre fait dans de bonnes vues.
Moi, Jean-Pierre Linguet, maintenant détenu à la Conciergerie, déclare, que je n’ai composé cet ouvrage, tout savoureux qu’il est, que dans des vues utiles ; l’inceste, par exemple, ne s’y trouve, que pour équivaloir, au goût corrompu des libertins, les affreuses cruautés, par lesquelles Dsds les stimule.
Floréal, an 2.
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XLVIII)
par Restif de la Bretonne« Je vais (dis-je en m’essuyant la bouche, et baisant les tétons de mon active fouteuse) vous conter comment j’ai dépucelé Victoire-Beauxtalons ; Virginie-Moteblonde ; Rosalie-Con-Rose, ainsi que Suzonète, sa soeur cadette ; Manon-Aurore-Sourismignard ; Léonor-Robé, femme de Margâne le parfumeur ; la seconde et la troisième Consfriands, Saccadine et Voixflûtée.
La première fois que je vis la voluptueuse Beauxtalons, elle était en déshabillé brun, bas fins de coton, souliers de maroquin noir ; talons plus hauts que ceux de Conquette. Elle me donna des désirs violents ; je la suivis ; c’était le soir. Elle entra dans l’allée à côté de la boutique de sa mère. L’escalier était obscur. J’étais sur ses talons. Elle ouvrit le premier, dont les volets étaient fermés. Nuit profonde. J’étais entré avec elle.
Ah ! c’est vous, Monsieur Copahü, dit-elle en m’entendant respirer… » (Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine).
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XLVII)
par Restif de la Bretonne« Dès que les domestiques ont été retirés, il m’a fait mettre à nu mes tétons ; puis il m’a enivrée de champagne. Il s’est lavé le vit dans un verre mousseux. Je l’ai aussitôt avalé… Enchanté de ce trait, il m’a mis son vit sur les lèvres. Je le lui ai embouché, sucé ! Il s’est récrié de plaisir, en me disant : "Tu es ma déesse, la putain faite pour moi. Je ne veux pas te décharger en bouche ; je veux garder mon foutre pour ton con. Montre-le-moi, que je le baise ; et adieu jusqu’à demain… Mon carrosse !" (a-t-il dit à sa femme de charge, qui m’épongeait le cul et le con). Il m’a remenée.
J’aurai mon appartement chez lui ce soir. Je suis restée tard au lit, y étant toute embaumée, et enveloppée dans deux peaux de veaux, qui m’ont été apportées hier soir encore chaudes ; afin d’avoir la peau des cuisses et des fesses presque aussi satinée que vous. Ainsi, belle Conquette ! je vous dois ma fortune. J’en remercie votre adorable con, et surtout votre voluptueuse chaussure. En chemin, mon généreux fouteur m’a promis que dans très peu de temps il me ferait enculer en sa présence, par un joli jockey, auquel il s’est déjà fait enculer lui-même deux fois, dans deux circonstances où il avait ressenti au trou du cul un violent prurit. C’a été son expression. Adieu… ou avit, ô divine fouteuse ! » (Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine).
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XLVI)
par Restif de la Bretonne« Elle se renversa, me mit le vit dans son con, me fit entrer lentement, par de petits coups de cul insensibles. La fraîcheur de l’eau m’avait fait roidir, et retardait l’émission. Enfin, elle ne fut plus maîtresse de se retenir ; elle coupdecula, elle saccada, en s’écriant :
Ze déça-arge !…
Elle resta ensuite immobile, en me disant :
J’ai oublié de vous remettre l’adresse que l’entreteneur d’avant-hier m’a glissée, pour l’aller voir, et… foutre avec lui… Ah ! fourgonne… je redéçarge… Tu pars… Ah divin père !…
Et elle se mit à soubresauter, en gigotant, comme jamais ne gigota fouteuse… Après une copieuse décharge, elle reprit :
La voilà. Dis-lui, ou écris-lui, que je ne vais chez personne. Et laissez-lui votre adresse.
Oui, déesse Fututrix, lui répondis-je.
La Brideconnin nous apporta notre excellent chocolat ; et je partis.
Après les affaires, j’allai chez le futur fouteur de ma fille. Je le trouvai ; je lui donnai un mot de Conquette-Ingénue, par lequel elle lui marquait que s’il avait un mot à répondre, il pouvait tout dire à son père… Je fus bien reçu. Le richard me dit qu’il demandait une maîtresse aimable, et qui sût donner, en foutant, bien du plaisir. » (Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine).
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XLV)
par Restif de la Bretonne« On allait sortir, quand on vit la belle épouse de Vitnègre se prosterner toute dététonnée, en s’écriant :
Sainte et jolie Vierge Marie ; que Panthère branlait, gamahuchait, enculait, entétonnait, embouchait, et qu’il enconna enfin, une nuit, à côté du cornard endormi, le bon Saint Joseph ; duquel cocufiage provint le doux Jésus, ce bon fouteur de la putain publique, la belle Madeleine, marquise de Béthanie, dont le vagabond Jésus était en outre le souteneur, autrement le maquereau, lequel, au grand regret de la sainte garce, enculait encore Saint Jean, son giton. Sainte et jolie Marie, vierge comme moi, nous vous remercions de cette heureuse journée de fouterie. Faites-nous la grâce, par les mérites de votre fils, d’en avoir une pareille dimanche prochain !… Et vous, Sainte Madeleine, que foutait l’abbé Jésus, ainsi que Jean l’enculé, obtenez-moi la grâce de foutre autant que vous, soit en con, soit en cul, 15 ou 20 fois par jour, sans être épuisée, mais toujours déchargeant… Vous foutiez avec des Pharisiens, avec Hérode, et même avec Ponce-Pilate, pour avoir de quoi nourrir le gourgandin Jésus, votre greluchon, et les vagabonds qui lui servaient de Chouans. Obtenez-moi de votre maquereau Jésus, qui, étant dieu, a sans doute quelque pouvoir, d’avoir, sous peu, ce riche entreteneur, qui est un jour descendu de carrosse bandant à mon intention, comme je revenais de chez mon amie Mme Congrêlé ; à celle fin qu’au moyen de l’argent que je gagnerai, à votre imitation, avec mon con, mon cul, mes tétons et ma langue dardée, je puisse soulager mon digne père dans sa vieillesse » (Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine).
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XLIV)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XLIII)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XLII)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XLI)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XL)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XXXIX)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XXXVIII)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XXXVII)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XXXVI)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XXXV)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XXXIV)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XXXIII)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XXXII)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XXXI)
par Restif de la Bretonne
Les Délices de l’Amour
L’Anti-Justine (chapitre XXX)
par Restif de la Bretonne