Eros-Thanatos Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, récits et confessions érotiques

Accueil du site > Récits érotiques

Navigation

Récits érotiques

Dernier ajout – jeudi 28 février 2008.

Littérature érotique : Récits érotiques libres et gratuits des écrivains et poètes libertins du XVIIIe, XIXe et XXe siècles.



  • L’Affaire Constance Martinet (11)

    Une verge « au vinaigre » pour Mabel

    Révélations sur Schrewsbury House

    par Jean de Villiot

    « Depuis, bien que je n’aie jamais pu l’aimer, je l’admire toujours, et je fais toujours mon possible pour prendre ma part, à seule fin de contempler la noblesse de son style dans cet art de la flagellation.
    Vous savez mieux que moi comment elle communique sa propre passion : cela n’apparut jamais d’une façon aussi évidente que pour l’Hon. miss de Vere, pupille du grand chancelier. Ah ! la diablesse ! je l’aurais bien cinglée de bon coeur. Et Martinet m’eût laissé faire si nous avions été seules, du moins, je le suppose, car, une fois, Dickson (vous savez l’amour qu’elle me porte), ayant raconté des mensonges dans l’espoir de me faire fouetter, Martinet nous envoya seules toutes deux à la chambre close. De ses mains royales, Sa Majesté dévêtit miss Telltale, la ligota solidement au cheval de bois et, me tendant une brassée de n° 6, me dit : « Servez-la bien ! » Oh ! ce que je lui en ai donné ! jamais la criaillerie n’avait retenti de pareils cris. Si Martinet ne fut pas satisfaite ! C’est ainsi que je débutai brillamment par cette peste !
    - Oh ! Helen ! cela paraît bien cruel, mais que ne donnerais-je pas pour avoir la permission de faire de même. Quelle favorite vous devez être pour Martinet !
    - Eh ! vous le serez aussi, Dora, si vous voulez ! non pas qu’elle vous confiera la baguette tout de suite : il faudra payer votre bienvenue. Ce glorieux jour nécessitera encore de fréquentes entrevues avec Sa Majesté dans la criaillerie. » (Jean de Villiot, L’Affaire Constance Martinet).


  • L’Affaire Constance Martinet (10)

    Épreuves de flagellation pour Patty, Helen et Dora

    Révélations sur Schrewsbury House

    par Jean de Villiot

    « La honte et la crainte avaient soudain disparu : l’on eût dit qu’impatiente d’offrir mon corps aux caresses de l’homme aimé, j’étais désireuse de satisfaire, par anticipation, à ses plus impétueux désirs. En vérité, j’étais loin de penser à aucun homme ! C’était Martinet seule qui faisait l’objet de mon adoration, et je sentais la verge me communiquer ses passions. Notre rapport, ainsi que dirait un magicien, était si puissant que je devinais ses pensées. Eût-elle désiré m’infliger cette correction en pleine face que je me serais battue et aurais lutté pour lui obéir !
    Nos deux corps étaient agités d’un frémissement magnétique qui redoublait à chaque nouvelle caresse de la verge. Je sentais croître mon amour avec la douleur, à un point tel qu’il m’eût été impossible de dire si mon extase provenait de l’excès de peine ou d’un excès de plaisir.
    Quand les baguettes furent changées, je continuai à sauter et à crier, sachant bien lui être agréable en agissant ainsi. Croyez-moi ou ne me croyez pas, c’est avec ses propres yeux que je contemplais ma nudité, et c’est par elle que je ressentais une joie lascive de cette flagellation. » (Jean de Villiot, L’Affaire Constance Martinet).


  • L’Affaire Constance Martinet (9)

    Le Châtiment commence

    Révélations sur Schrewsbury House

    par Jean de Villiot

    « Martinet était là, l’allure radieuse.
    À ma grande surprise, elle adressa très poliment la parole à miss de Vere, qui, bouffie d’orgueil, satisfaite d’elle-même, daigna à peine lui accorder une réponse. Si l’on oubliait ainsi miss de Vere, il y avait de l’espoir pour moi. J’observai Martinet. Quoique toujours souriants, ses yeux exprimaient un sentiment indéfinissable, particularité que j’avais déjà remarquée une fois, et qui ne présageait rien de bon.
    Dix heures ! Inutile de passer la nuit à attendre Helen. Je tombai endormie sur ma chaise, où je me trouvai aussi bien que dans mon lit. Je revis alors l’expression des yeux de Martinet. Son regard devenait de plus en plus sombre et farouche, peu à peu ses traits se transformaient jusqu’à devenir ceux de l’autocrate de toutes les Russies. Il fronçait le sourcil. J’avais commis quelque faute inexplicable, une histoire de pomme s’y trouvait mêlée. J’étais entraînée sous terre, dans un cachot nauséabond, où des sénateurs au visage de pierre prononçaient ma sentence :
    - La mort par le fouet !
    Des légions d’hommes m’entouraient, formant un carré ; au milieu se trouvait un poteau auquel étaient encore attachées quelques cordes, un cercueil et un groupe de bourreaux à la barbe farouche, vêtus d’une peau de mouton, et qui faisaient le moulinet avec leurs terribles knouts. L’un d’eux, s’approchant de moi, déchira mes habits et me murmura à l’oreille…
    - … Éveillez-vous, éveillez-vous ! Dora ! » (Jean de Villiot, L’Affaire Constance Martinet).


  • L’Affaire Constance Martinet (8)

    La Criaillerie

    Révélations sur Schrewsbury House

    par Jean de Villiot

    « Noble, et pupille du grand chancelier, elle se rit de la discipline de l’école, ne pouvant s’imaginer que ses formes sacrées puissent être exposées aux rigueurs infamantes de cet orage.
    Tandis que Martinet, prolongeant cet aimable rendez-vous, ajuste son bracelet qui glisse de son poignet, la cruelle Renardeau s’impatiente et, du bout des doigts, soupèse l’arme menaçante.
    Dora, la chemise relevée par une épingle, maintenue sur ses genoux, cherche en vain à se soustraire à la pression qui l’étreint par une contraction de tous ses muscles. Armstrong et Steinkopf, à la robe tachée d’encre, immobilisent ses bras et ses épaules.
    Et l’agonie n’a pas encore commencé. Le terrible premier coup n’est pas encore donné !
    Va-t-on donc oublier et pardonner une première faute ?
    Animée d’un dernier espoir, la pauvre Dora se retourne, mais alors elle comprend ce que signifie le regard, précurseur du malheur ! » (Jean de Villiot, L’Affaire Constance Martinet).


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Actualité | Mode texte | Plan du site | Notice légale | Contact
Art et érotisme | Sexshop Boutique érotique | Jeux d'Argent : Gagner de l'argent et des Cadeaux | Psychanalyse Paris | Psychanalyste Paris | Blogs Psychanalyse