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Petites scènes amoureuses

Dernier ajout – dimanche 3 juin 2007.

Auteur :

Pierre Louÿs, Douze douzains de Dialogues ou Petites scènes amoureuses, Première publication : Éd. Robert Telin, Paris, 1927.



  • Douze douzains de Dialogues

    Dialogues des Enfants

    Petites scènes amoureuses (12)

    par Pierre Louÿs

    « Eh ! Grenouille ! punaise ! asticot ! limace ! extrait de bitte ! cresson de pissotière ! moniche en trou de pine ! échappée de bidet ! motte sans tifs ! chie-partout ! mollard de con ! nichons à venir ! Déflaque mal foirée ! bouffe-rouchie ! cul-blanc ! grimpe sur un tabouret, tu lécheras mon troufignon, voir si y a du chocolat.
    - Cause toujours. On y dira.
    - Va donc te branler ! les chiottes sont vides ! Quand t’auras dix sous de tabac entre les gigots, tu reviendras emmerder le monde.
    - Bougre de cochon ! si j’avais du poil au cul, tu t’aurais pas foutu de moi, salop !…
    - Basta ! Décanille…
    - Alors c’est tout ce que tu casques ? Six ronds pour me poisser la gueule ? Tu m’en as collé une chopine sur l’estomac, que je vais en roter jusqu’à demain, et quand on a fini de pomper, tu vous fous six ronds et un pet. Faut-il que ta marmite soye purée ! » (Pierre Louÿs, Douze douzains de Dialogues).


  • Douze douzains de Dialogues

    Dialogues des Mères

    Petites scènes amoureuses (11)

    par Pierre Louÿs

    « Jouons aux devinettes, maman. Celle qui gagnera de nous deux, l’autre lui fera minette.
    - Bien. Qu’est-ce que c’est que la tête aveugle qui a des cheveux, une bouche et un nez, qui mange de la viande et boit du lait, qui pisse jaune et qui chie liquide, et qui crache le sang toutes les quatre semaines ?
    - …
    - Qu’est-ce que c’est que l’étoile noire qui devient bracelet rouge et qui brille entre deux fromages, et qui fabrique du boudin, des boulettes de chocolat ou de la crème au café ?
    - …
    - Qu’est-ce que c’est que… » (Pierre Louÿs, Douze douzains de Dialogues).


  • Douze douzains de Dialogues

    Dialogues des Pisseuses

    Petites scènes amoureuses (10)

    par Pierre Louÿs

    « Ah ! Mon amour, j’ai trop joui, cette fois-ci, je ne peux plus bouger… Reste sur moi ; c’est si bon de te sentir toute nue sur moi toute nue. Tu es en sueur, moi aussi. Tes gros tétons… ils ruissellent… Non, ne frotte plus ton con sur le mien. Reste tranquille, toute nue sur moi toute nue.
    - II faut que je me lève.
    - Oh ! non ! Pourquoi ?
    - J’ai envie de faire pipi.
    - Retiens-toi.
    - Je ne peux plus.
    - C’est vrai ? Alors pisse où tu es.
    - Qu’est-ce que tu dis ? Sale ! sale ! Tu veux ?
    - Oui. Pisse-moi sur le con plutôt que de t’en aller.
    - Tu vas être inondée… Le lit aussi…
    - Tant mieux… Ah ! tu pisses… ah ! que c’est chaud, que c’est bon… Pisse plus fort… Pisse tout… C’est un délice… Cela me coule sur le ventre, sur la cuisse, tout autour du con… ah ! chérie ! » (Pierre Louÿs, Douze douzains de Dialogues).


  • Douze douzains de Dialogues

    Dialogues des Chieuses

    Petites scènes amoureuses (9)

    par Pierre Louÿs

    « Sophie ? La grosse brune qui travaille en face ?
    - Oui ! Écoute que je te raconte. C’était ce matin à cinq heures. J’étais levée pour aller à l’atelier et je me démêlais les tifs quand j’entends derrière ma porte un bruit, qu’on aurait dit un pet. J’ouvre vite, et qu’est-ce que je vois : la Sophie, les jupes en l’air, en train de chier sur mon entrée !
    - Ben, merde, elle a pas la trouille.
    - J’aurais voulu que tu soyes là. Elle avait encore un étron long comme un manche à balai qui se balançait au trou de son cul. Ça puait comme trente-six chiottes… Ah ! la garce ! elle a voulu se relever, mais j’y avais déjà foutu par-derrière un coup de pied dans les parties qu’elle en a gueulé fallait l’entendre ! Alors les voisines sont sorties sur le carré, je leur ai montré comme quoi cette rouchie-là venait vider son foiron devant ma porte à cause que j’avais pas été consentante d’y bouffer le cul, et nous nous sommes mises à quatre, nous y avons fourré le museau dans son caca, comme on fait aux chattes. On a rigolé, bon sang ! » (Pierre Louÿs, Douze douzains de Dialogues).


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