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Curiosités et Anecdotes sur la flagellation

Dernier ajout – jeudi 2 septembre 2010.

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Jean de Villiot - Curiosités et Anecdotes sur la flagellation (Pdf)
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Curiosités et anecdotes sur la flagellation

Nous avons reçu au sujet de notre publication « Etude sur la Flagellation » de nombreuses lettres, émanant de correspondants dont quelques-uns n’ont pas cru devoir signer. Nous le regrettons vivement ; nous aurions été très heureux de leur demander quelques renseignements complémentaires, dignes d’intéresser le lecteur.

Entre autres correspondants, nous adressons l’expression de notre sincère gratitude à la personne qui a signé J. G. (Paris, 10 Juin 1899). Malheureusement, l’abondance des matières, nous empêche d’intercaler tous les renseignements reçus dans le présent volume. Mais nous nous réservons de les citer dans un prochain ouvrage, qui paraîtra sous peu, et traitant presque exclusivement de la Flagellation des esclaves noirs, métis, mulâtres, etc., en Amérique avant la déclaration de la guerre de sécession.

Dans ce volume, de nombreux documents, en partie inédits seront donnés sur la fustigation de femmes blanches, tenancières de ce que l’on appelait les stations souterraines, grâce auxquelles ces femmes, très pieuses, permettaient aux esclaves de s’évader.

Vous renvoyons le lecteur au volume, pour plus amples renseignements.

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Un correspondant anonyme nous a écrit le 2 Mars dernier, qui nous reproche d’avoir assimilé certaines pratiques de la religion catholique à notre ouvrage.

Nous n’avons nullement cherché à attaquer l’une ou l’autre des religions ; nous nous sommes bornés à présenter les faits tels que nous les avons trouvés en d’antiques chroniques ou plus récents documents, et nous regrettons que notre correspondant ait vu une intention blessante et déterminée envers la religion catholique.

L’ÉDITEUR.


  • Curiosités et Anecdotes sur la flagellation

    La Flagellation pénale

    Essai érotique (Librairie des Bibliophiles, Paris, 1900)

    par Jean de Villiot

    « Les canons ecclésiastiques et les collections des miracles locaux rapportent de nombreux récits du traitement cruel auquel furent soumises des femmes esclaves et les anciens manuscrits enluminés donnent des illustrations où l’on voit la méthode employée en Saxe pour administrer la verge. Dans l’un de ces manuscrits, le coupable est vigoureusement fouetté par deux exécuteurs. Le patient, entièrement nu, est attaché par les pieds et chaque exécuteur le flagelle à l’aide d’un très petit faisceau de verges. Dans une peinture de la version d’Alfric de la Genèse, l’homme fouetté, au lieu d’être attaché par les pieds est attaché par le milieu du corps et les jambes écartées dans la position la plus singulière. Les dames Saxonnes n’hésitaient pas à donner des verges à l’occasion de leurs propres mains à leurs femmes. Une histoire que raconte William de Malmesbury nous met au courant de cette particularité. Il dit qu’alors que le roi Ethelred était enfant il irrita un jour sa mère à un tel point que celle-ci n’ayant pas de fouet sous la main le battit avec des chandelles qu’elle trouva sous sa main et si vivement qu’il s’évanouit. Aux beaux temps de la reine Elisabeth, le Whipping-post (poste de flagellation) existait dans chaque ville et dans chaque village. » (Jean de Villiot, Curiosités et Anecdotes sur la flagellation).


  • La flagellation en Russie

    Une visite dans une prison en Sibérie

    Curiosités et Anecdotes sur la flagellation (1900)

    par Jean de Villiot

    « La croupe de cette femme était vraiment d’une largeur et d’une épaisseur effrayantes ; elle était aussi très grasse et toute pleine de fossettes.
    Néanmoins, elle était d’une belle forme, les grandes demi-lunes se touchaient étroitement formant ainsi une ligne se courbant avec grâce depuis les reins jusqu’à la jointure des cuisses. La peau qu’éclairaient les rayons du soleil tombant à travers les fenêtres, était blanche et douce bien que le tissu n’en fut pas d’une grande finesse. Ses cuisses étaient massives et bien en proportion avec la grandeur de la croupe, tandis que ses mollets énormes paraissaient prêts à faire éclater les bas de laine bleue qui les couvraient. Elle avait des chevilles assez fines et pour une femme de sa corpulence, de petits pieds.
    Pendant qu’on lui faisait subir les préparatifs de son châtiment, elle ne remua pas et ne fit pas entendre un seul mot, mais elle tremblait, sa poitrine s’agitait et de grosses larmes lui coulaient des yeux.
    J’étais très frappé de la froideur et de l’indifférence méthodique que montraient les gardiens dans leur besogne. Il était évident que c’était là pour eux une chose habituelle. Bientôt tout fut prêt. L’un des gardiens, la verge en mains, se plaça au côté gauche de la patiente, attendant le signal du gouverneur pour commencer, et pendant ce temps, il faisait passer les doigts de sa main gauche à travers les branches de la verge en étalant soigneusement les brins.
    La femme tourna la tête et fixa la verge ainsi hérissée ; les pupilles de ses yeux étaient dilatés et je remarquai qu’elle serrait les muscles de sa croupe à tel point que la séparation des fesses n’était plus qu’une ligne très mince et qu’elle avait la chair de poule. Le gouverneur fit un signe ; le fonctionnaire assis dans la chaire fit une marque sur son livre et en même temps dit à voix haute : Un ! et la flagellation commença. » (Jean de Villiot, Curiosités et Anecdotes sur la flagellation).


  • La flagellation en Russie

    Aventure d’une dame après un bal à Saint-Pétersbourg

    Curiosités et Anecdotes sur la flagellation (1900)

    par Jean de Villiot

    « À mesure que s’avançait le châtiment, la couleur de la peau devenait d’un rouge plus sombre, les raies à leur tour paraissaient livides et formaient des ecchymoses en relief sur la chair. Les marques pourpres faites par les bourgeons apparaissaient de plus en plus nombreuses et quand les douze premiers coups eurent été donnés, la peau déchirée en plusieurs endroits laissait couler de larges gouttes de sang.
    Les gardiens changèrent de place ; celui qui tenait relevés les vêtements de la victime vint se placer à gauche ; celui qui tenait la verge vint à droite pour donner, de ce côté, les douze autres coups, de sorte que chaque partie de la croupe reçut part égale. De nouveau la verge siffla dans l’air. À chaque coup qui tombait sur son corps endolori, les cris de la malheureuse devenaient plus violents et ses tortillements de hanches et les soubresauts de ses reins ressemblaient à des convulsions. Le gardien qui la frappait, parfaitement insensible continuait froidement sa besogne sans donner le moindre signe d’émotion. Il avait l’air d’un automate. On lui avait ordonné de fouetter sévèrement cette femme, il accomplissait consciencieusement cet ordre.
    Swish !… Swish !… Swish !… La verge tombe et la femme poussant des cris d’agonie jetant ses jambes de tous côtés et à un moment elle écarte, en suant, ses cuisses à tel point qu’il s’en faut de peu que la verge n’aille la frapper à un endroit affreusement sensible.
    Swish !… Swish !… Swish !… les raies livides se rapprochent l’une de l’autre, se croisent et s’entrecroisent, les cris de la victime deviennent de plus en plus violents et ses soubresauts et ses tortillements deviennent si furieux que le gardien qui la maintient sur son dos est sur le point de perdre son équilibre mais le dernier coup venait de tomber.
    On ne la relâcha pas de suite. Criant sur le dos du gardien, elle continue à remuer les jambes et à crier.
    La surface entière de sa croupe était cramoisie, couverte d’un réseau de longues raies livides. Le sang qui coulait des endroits déchirés descendait jusqu’à ses cuisses dont la blancheur marmoréenne contrastait étrangement avec la couleur ardente des fesses.
    Vera avait reçu une flagellation des plus sévères et elle avait enduré une souffrance aiguë à un tel point que si elle n’avait pas été jeune et vigoureuse, elle se serait certainement évanouie. » (Jean de Villiot, Curiosités et Anecdotes sur la flagellation).


  • La flagellation en Russie

    Exposé général sur la flagellation en Russie

    Curiosités et Anecdotes sur la flagellation (1900)

    par Jean de Villiot

    « Dans les prisons d’état, les cas de flagellations sont fréquents et le public en ignore le plus grand nombre. Ce fait nous est révélé en partie par M. Pernet, un Français résidant en Russie qui ayant eu le malheur d’éveiller les soupçons de la police locale par certaines paroles imprudentes, fut jeté en prison. Il fut relâché grâce à l’intervention de son ambassadeur, sans un seul mot d’explication et avec l’ordre de quitter sur le champ le territoire russe. Pendant son séjour en prison, ainsi qu’il le raconte, il n’était séparé que par une mince cloison de la pièce où de malheureux serfs étaient torturés à la requête de leurs maîtres, et eut ainsi l’occasion d’apprendre les secrets de la prison et de pouvoir témoigner de l’usage excessif que l’on y fait de la verge. Parmi les malheureuses victimes qu’il vit fouetter, furent deux pauvres jeunes filles qui travaillaient sous les ordres d’une fashionable modiste de Moscou et qui furent fouettées devant leur maîtresse pour avoir transgressé la règle de sa maison : "pas d’amoureux !" et avoir eu l’audace d’y introduire leurs amants. La maîtresse se tenait auprès d’elles, excitant le bourreau à frapper plus fort et les pauvres filles ne reçurent pas moins de cent quatre-vingts-coups.
    On le voit, la flagellation dans l’empire russe n’est pas une plaisanterie. » (Jean de Villiot, Curiosités et Anecdotes sur la flagellation).


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