Le Salon de l’érotisme ou l’érotisme de salon : Récits de voyageurs, textes et documents de scientifiques sur l’érotisme et les mœurs érotiques à travers le monde.
Curiosités et Anecdotes sur la flagellation
Essai érotique (Librairie des Bibliophiles, Paris, 1900)
par Jean de Villiot« Les Romains qui portèrent l’art de la flagellation à un haut degré de perfection avaient un certain nombre d’instruments pour différents délits. Horace et Juvénal parlent, entre autres, de la surtica, de la ferula et des flagellum. La surtica était une courroie de cuir ou de parchemin ; la ferula une verge ou un bâton. Ces deux instruments s’employaient dans les écoles, et s’emploient encore plus ou moins modifiés. Le flagellum était un fouet ou une courroie de cuir, ou des cordes nattées et attachées à un manche de bois, ayant des nœuds et parfois de petits morceaux de fer ou de plomb. Des doutes existent quant à la forme de la férule des temps anciens ; on ne sait si c’était une verge, une houssine ou une courroie. Il n’est pas aussi difficile de décrire sa forme actuelle. Dans les bas-reliefs sculptés des cathédrales du moyen-âge, figure souvent l’image d’un moine tenant une verge et s’apprêtant à fouetter le derrière d’un petit garçon. La férule aujourd’hui en usage est un instrument plus ingénieux ; on ne s’en sert pas pour frapper sur le derrière, mais sur les mains. C’est un bâton souvent percé d’un trou dans sa partie la plus épaisse ce qui fait immanquablement une ampoule sur la partie frappée. Il y a trente ans, la spaterte (c’est le nom de la férule de ce genre) était encore en usage dans les écoles de Londres ; les écoliers l’avaient surnommée Jonathan. » (Jean de Villiot, Curiosités et Anecdotes sur la flagellation).
Curiosités et Anecdotes sur la flagellation
Essai érotique (Librairie des Bibliophiles, Paris, 1900)
par Jean de Villiot« On y a tout prévu. Dans le Manuel du Directeur de prison, publié par M. Krohn, on lit, en effet, au chapitre des peines disciplinaires : "La peine du fouet est appliquée dans les prisons de la façon suivante : le prisonnier est bouclé à un banc, pieds et poings liés, de façon à ce que les parties du corps destinées à être battues soient tendues ; ensuite de quoi, on lui administre le nombre de coups auxquels il a été condamné ; il faut que la peau éclate au cinquième coup ; les coups suivants élargissent la plaie ; chaque coup doit briser une planche de sapin d’un demi-centimètre, l’expérience ayant démontré que donné avec cette force, le coup, atteignant par hasard une autre partie du corps, n’occasionne pas d’accidents graves.
"En général le fouet dont on se sert a une longueur de cinquante centimètres et est fixé à un manche de un mètre. Il est plus gros à l’extrémité qu’au commencement. La grosseur varie suivant les provinces. Il n’y a guère qu’en Saxe que les dimensions soient fixées par la loi : le manche du fouet saxon a un mètre et les lanières quatre vingt-dix centimètres.
"Quant au nombre de coups, il est généralement fixé à vingt en Mecklembourg, à vingt-cinq en Oldenbourg, à trente en Saxe ; il monte jusqu’à quarante en Prusse."
Nous avons cité textuellement les passages ci-dessus pour faire ressortir l’actualité de la question aux yeux de ceux qui ne voudraient voir dans notre étude qu’un appât pour une curiosité malsaine et ne lui accorder qu’un intérêt rétrospectif. » (Jean de Villiot, Curiosités et Anecdotes sur la flagellation).
Les Femmes aiment-elles être battues ?
Avant-propos à Clic ! Clac ! (Éd. Ch. Carrington, Paris, 1907)
par Jean de Villiot« Certes, je le sais bien, pour un cœur délicat, la conquête lente et patiente a des bonheurs exquis, des frissons délicieux…
On savoure lentement la moindre palpitation ; on déguste l’émoi d’un espoir, la tristesse d’une désespérance ; on aime les menus et pourtant très aigres délices qui précèdent la joie suprême…
Mais, on devient alors l’esclave de la femme… Elle comprend qu’un cœur faible est dans ses petites mains, un pauvre cœur aimant, qui tressaille, vit dans l’émotionnement continuel. Elle s’amuse à ce jeu ; il lui plaît de sentir qu’elle est vraiment la plus forte… Elle sait qu’elle est aimée. Et cette certitude, au lieu de la toucher, de l’attendrir, la rend au contraire cruelle…
Elle juge que l’amant est trop faible, pour oser la conquérir en maître. Il sera donc l’esclave : fort bien, il souffrira, il subira les jougs tyranniques, féroces… Puisque son amour n’a pas les resplendissements de la puissance, il connaîtra les calvaires et les supplices de l’esclavage…
La femme adore les spectacles de souffrance et de douleur humaine : elle déchirera l’esclave, lui plantera des épingles d’or, dans le cerveau, dans les yeux.
Ah ! tu m’aimes, pauvre esclave ? Eh bien tu me paieras, au prix des pires tortures, des blessures atroces. Tu m’aimes et me veux ? A genoux, rampe et crie ; c’est très délicieux de te fouler aux pieds, de te faire hurler sous le fouet… souffre, souffre… Conquiers-moi par la douleur, toi qui ne sus m’obtenir par la force. Va, mon petit esclave, encore un coup de griffe : je t’aime pantelant, suppliant, agonisant !…
Et la femme a raison. » (Jean de Villiot, Faut-il battre les Femmes ?).
Les Délices du fouet
Essai sur la flagellation et le masochisme (VII)
par Jean de Villiot« Comme on s’aperçoit que, le sang ayant été mis en mouvement de cette façon, la volupté a été plus profonde, on recommence, on y prend goût, on cherche des prétextes à corrections, à retroussis, et on en trouve toujours. De là, les corrections conjugales.
Un jeune mari me disait un jour :
Mon cher, c’est épatant. Tous les soirs, lorsque ma femme se met au lit, il faut qu’elle ait sa fessée. Tu ne t’imagines pas combien cette longue chemise de nuit qui l’enveloppe alors est excitante. On dirait un grand bébé qui va se coucher, on ne voit que les petits pieds nus qui lâchent les babouches, un peu du mollet parfois, et puis, plus haut, ces formes pleines qui gonflent l’étoffe blanche et qu’on sent là… tout près. Ma foi, cela m’affole, je lève la chemise, je fouette, et c’est la fuite éperdue, la plongée dans les draps, les rires fous… pas toujours les rires, pourtant ! Quelquefois, je fouette trop fort, je perds la tête, je m’affole devant ces grosses choses rougissantes, et la pauvre petite se met à pleurer… Alors, je l’embrasse comme un fou et je la console, tu devines comment !… Dieu que c’est bon à embrasser, les joues chaudes et mouillées de larmes d’une jolie femme !… » (Jean de Villiot, Essai sur la flagellation et le masochisme).
Les Délices du fouet
Essai sur la flagellation et le masochisme (VI)
par Jean de Villiot
Les Délices du fouet
Essai sur la flagellation et le masochisme (V)
par Jean de Villiot
Les Délices du fouet
Essai sur la flagellation et le masochisme (IV)
par Jean de Villiot
Les Délices du fouet
Essai sur la flagellation et le masochisme (III)
par Jean de Villiot
Les Délices du fouet
Essai sur la flagellation et le masochisme (II)
par Jean de Villiot
Les Délices du fouet
Essai sur la flagellation et le masochisme (I)
par Jean de Villiot
Le Bric-à-brac de l’Amour
Serpent à tête d’or, ô vice, je t’adore
par Octave Uzanne
Rémy de Gourmont
Réflexions sur la vie (1895-1898)
La flagellation à travers le monde
Texte érotique (1902)
par Jean de Villiot
Aphrodisiaque externe
Traité du Fouet (Dissertation)
par F.-A. Doppet
Aphrodisiaque externe
Traité du Fouet (Dissertation)
par F.-A. Doppet
Aphrodisiaque externe
Traité du Fouet (Chapitre IV et Conclusion)
par F.-A. Doppet
Aphrodisiaque externe
Traité du Fouet (Chapitre III)
par F.-A. Doppet
Aphrodisiaque externe
Traité du Fouet (Chapitre II)
par F.-A. Doppet
Aphrodisiaque externe
Traité du Fouet (Chapitre I)
par F.-A. Doppet