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Romans érotiques

Dernier ajout – vendredi 5 mars 2010.

Littérature érotique : Romans érotiques libres et gratuits des écrivains et poètes libertins du XVIIIe, XIXe et XXe siècles.



  • L’Ardente passion

    Soumission servile et flagellation cruelle

    Roman érotique (Chapitre VIII)

    par Maurice de Vindas

    « Après le repas, elle l’empoigna par un bras pour le conduire à sa chambre. Elle s’en fut chez elle chercher le martinet et revint, les sourcils froncés, la bouche mauvaise.
    Il se taisait toujours, acceptant à l’avance le supplice qu’on lui ménageait. Au moyen d’une ceinture de cuir elle lui maintint la chemise roulée sous les aisselles. Puis elle flagella, silencieusement, s’ingéniant avec une habileté démoniaque à le meurtrir.
    Il hoquetait de douleur, mais n’implorait plus, sachant que toute prière serait inutile. Vaincu, il tomba sur son lit et y demeura immobile, rigide.
    Elle ne cessa pour cela de fustiger, espérant, elle ne savait quoi, les yeux exorbités, il la considérait avec terreur, attendant la fin de l’horrible correction.
    Ce ne fut que la lassitude qui l’obligea à cesser. Du doigt, elle lui montra de parquet :
    - À genoux… demandez-moi pardon !
    Il obéit en pleurant et lui baisa les pieds, incapable de prononcer une parole. Pourtant elle ne se jugea point satisfaite en face de cette soumission servile. La conscience de sa puissance la poussait au contraire à se montrer plus cruelle. » (Maurice de Vindas, L’Ardente passion).


  • L’École du libertinage

    Le beau cul qui a chié cela

    Les 120 journées de Sodome (13e journée)

    par Le Marquis de Sade

    « Il y avait huit jours que j’avais chié et pissé dans un vase soigneusement conservé ; ce terme était nécessaire pour que l’étron fût au point où le désirait notre libertin. C’était un homme d’environ trente-cinq ans et que je soupçonnai dans la finance. Il me demande en entrant où est le pot ; je le lui présente, il le respire : "Est-il bien certain, me dit-il, qu’il y a huit jours que c’est fait ? — Je puis vous en répondre, lui dis-je, monsieur, et vous voyez comme il est déjà presque moisi. — Oh ! c’est ce qu’il me faut, me dit-il ; il ne peut jamais l’être trop pour moi. Faites-moi voir, je vous en prie, continua-t-il, le beau cul qui a chié cela." Je le lui présente. "Allons, dit-il, placez-le bien en face, et de manière à ce que je puisse l’avoir pour perspective en dévorant son ouvrage." Nous nous arrangeons, il goûte, il s’extasie, il se renfonce dans son opération et dévore en une minute ce mets delicieux en ne s’interrompant que pour observer mes fesses, mais sans aucune autre espèce d’épisode, car il ne sortit pas même son vit de sa culotte. » (Le Marquis de Sade, l’École du libertinage).


  • L’Ardente passion

    Désir de torture et morsures de la chair

    Roman érotique (Chapitre VII)

    par Maurice de Vindas

    « Languide, le cœur étreint, il se leva et d’une main tremblante, fit sauter les bretelles. Le pantalon tomba ; il retira sa veste et son gilet, sans qu’elle eut besoin de prononcer une parole, le commandant uniquement par geste.
    À petits pas, elle s’approcha et de la main gauche souleva le pan de chemise, afin de frapper tout d’abord les reins et les omoplates. À la première cinglade, il frémit de douleur, mais se mordit les lèvres pour ne point crier.
    - Avec un calme satanique, elle martelait sa chair, tournant autour de lui, de crainte que les lanières n’atteignissent toujours le même endroit.
    Il chancelait, le visage crispé en une grimace douloureuse.
    Les minces bandes de cuir, couraient sur lui, s’enroulaient à sa taille, mordait son épiderme.
    Pourtant il se taisait, stoïque par amour, préférant cette souffrance à l’indifférence de la jeune femme.
    Celle-ci perdait de son calme, un nuage pourpre avait envahie son front.
    Incapable de résister davantage, il fit un pas en avant et tomba assis sur le canapé. Elle le poursuivit, tenace, tapant toujours, s’ingéniant à torturer la chair qui devenait écarlate. » (Maurice de Vindas, L’Ardente passion).


  • L’École du libertinage

    Le plus beau cul du monde

    Les 120 journées de Sodome (12e journée)

    par Le Marquis de Sade

    « D’Aucourt arrive et, m’ayant toisée, il gronde Mme Fournier de ne pas lui avoir procuré plus tôt une aussi jolie créature. Je le remercie de son honnêteté, et nous montons. D’Aucourt était un homme d’environ cinquante ans, gros, gras, mais d’une figure agréable, ayant de l’esprit et, ce qui me plaisait le plus en lui, une douceur et une honnêteté de caractère qui m’enchantèrent dès le premier moment. "Vous devez avoir le plus beau cul du monde", me dit d’Aucourt en m’attirant vers lui, et me fourrant la main sous les jupes qu’il dirigea sur-le-champ au derrière : "Je suis connaisseur, et les filles de votre tournure ont presque toujours un beau cul. Eh bien ! ne le disais je pas bien ? continua-t-il dès qu’il l’eût palpé un instant ; comme c’est frais, comme c’est rond !" Et me retournant lestement en relevant d’une main mes jupes sur mes reins et en palpant de l’autre, il se mit en devoir d’admirer l’autel où s’adressaient se vœux. "Parbleu ! s’écria-t-il, c’est réellement un des plus beaux culs que j’aie vus de ma vie, et j’en ai pourtant beaucoup vu... Écartez... Voyons cette fraise... que je la suce... que je la dévore... C’est réellement un très beau cul que cela, en vérité... eh ! dites-moi, ma petite, vous a-t-on prévenue ? — Oui, monsieur — Vous a-t-on dit que je faisais chier ? — Oui, monsieur : — Mais votre santé ? reprend le financier. — Oh ! monsieur, elle est sûre. — C’est que je pousse la chose un peu loin, continua-t-il, et si vous n’étiez pas absolument bien saine, j’y risquerais. Monsieur, lui dis-je, vous pouvez faire absolument tout ce que vous voudrez. Je vous réponds de moi comme de l’enfant qui vient de naître ; vous pouvez agir en sûreté." Après ce préambule, d’Aucourt me fit pencher vers lui, toujours en tenant mes fesses écartées, et collant sa bouche sur la mienne, il suça ma salive un quart d’heure. Il se reprenait pour lâcher quelques "foutre !" et se remettait aussitôt à pomper amoureusement. » (Le Marquis de Sade, l’École du libertinage).


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