Eros-Thanatos Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, récits et confessions érotiques

Accueil du site > Romans érotiques > Névrose

Navigation

Névrose

Dernier ajout – samedi 15 décembre 2007.

Auteur :

Mots-clés :

Maurice de Vindas, Névrose, Librairie franco-anglaise, Paris, 1921 ; (illustrations de G. Topfer, in-16, 256 pages).



  • Névrose

    Névrose - XV

    Roman érotique (Chapitre XV)

    par Maurice de Vindas

    « Le lendemain, comme après le déjeuner elle s’apprêtait à sortir, il se prépara furtivement et à peine fut-elle dans la rue qu’il la suivit.
    Ainsi, elle le conduisit jusqu’à l’hôtel borgne et misérable qui servait de gîte à l’aventurier. Derrière elle, il gravit l’escalier sombre et poussa la porte qu’elle venait de refermer.
    Alors il la vit se précipiter dans les bras d’un voyou en même temps qu’elle lui tendait les billets volés. Il reconnut Louis et aussitôt un dégoût lui monta aux lèvres. Poursuivi par les ricanements de l’aventurier, il se sauva, persuadé que toutes ses tentatives de sauvetage resteraient inutiles en face de la nature malléable de la maîtresse névrosée. Toujours, elle appartiendrait au dernier qui l’aurait maltraitée.
    Énergique, il lui ferma sa porte et assuré qu’elle rejoindrait le voyou d’une façon définitive, il se résolut à fuir Paris où un instant, il avait espéré rencontrer le bonheur. » (Maurice de Vindas, Névrose).


  • Névrose

    Névrose - XIV

    Roman érotique (Chapitre XIV)

    par Maurice de Vindas

    « Il se leva et prit la jeune femme par le bras. Elle le suivit docile et soumise. Un tremblement léger l’agitait, parce qu’elle se disait que la souffrance serait nouvelle et surtout plus cruelle.
    Cette inquiétude première était déjà une joie sensuelle ; l’angoisse qui la serrait à la gorge lui était infiniment agréable. Néanmoins, ces sentiments, elle les cachait au plus profond d’elle-même, retenue par une honte vague de cette déformation morale.
    Sans hâte, avec une satisfaction mauvaise, Henry la dévêtit. Il retira la blouse et la jupe qu’il jeta à terre et repoussa du pied. Lui-même, il déboutonna le pantalon de linon, qu’il laissa tomber sur le sol. Puis tranquille il s’éloigna, passant dans une chambre voisine.
    Abandonnée dans cette solitude, Lucie frémissait. Immobile, au milieu de la pièce, elle n’osait bouger, le coeur étreint par la crainte. Pourtant, elle souriait mystérieusement, s’attendant aux affres d’une volupté aiguë. Elle aurait voulu retirer la chemise, seul vêtement qui lui restait, afin d’être plus vite prête pour la correction. Mais elle se retenait, craignant de laisser deviner à l’amant les sentiments qui l’agitaient.
    Henry revint, tenant à la main un fouet au manche court et à la lanière très longue. Le tout était de la même peau noire et rugueuse.
    Les paupières de la jeune femme palpitèrent. Le supplice sans nul doute, ce jour là, serait terrible. » (Maurice de Vindas, Névrose).


  • Névrose

    Névrose - XIII

    Roman érotique (Chapitre XIII)

    par Maurice de Vindas

    « Il ne perçut point ce motif caché, et un sentiment de jalousie s’infiltra en lui. Bien vite la colère survint, il répondit avec aigreur, disant crûment à la jeune femme de retourner à la fange ancienne.
    La dispute s’accentua, Lucie se sentait soulevée par une fébrilité impatiente et une rage intime. Comme elle le harcelait, il perdit tout contrôle de ses actes, et la saisit au bras pour la secouer violemment. Aussitôt, elle se tut, craintive et soumise, avec au coeur un émoi bienheureux.
    Alors il devina que pour la dompter encore, il fallait user de la badine flexible. Et comme il tenait à elle momentanément, il se résolut sur le champ à faire usage de ce moyen radical.
    Sans ménagements, il la poussa vers le lit, et là, les mains fébriles, il arracha blouse et jupe. Puis soudain, il eut une idée cruelle ; se reculant, il ordonna :
    - Enlève le reste, pendant que je vais chercher la canne.
    Et, les menottes tremblantes, elle obéit silencieusement, dénouant les cordons de la culotte qui tomba sur le sol, retirant la chemise par dessus la chevelure blonde.
    Henry la surveillait, et s’étonnait de cette soumission exagérée. Il ne comprenait pas encore que la souffrance était un besoin physique chez la malheureuse ; sans la souffrance les baisers devenaient fades, l’existence trop unie. » (Maurice de Vindas, Névrose).


  • Névrose

    Névrose - XII

    Roman érotique (Chapitre XII)

    par Maurice de Vindas

    « Ils étaient seuls dans le compartiment, ce hasard aida Henry à perdre patience. Le parti pris de la jeune femme l’exaspérait, les injures qu’elle lui décochait finirent par le toucher sincèrement. Il eut soudain un sursaut de rage et, avisant le porte-cannes, il en retira le souple jonc.
    Aussitôt Lucie se tut, les yeux agrandis par une angoisse étrange. Elle oublia l’amant emprisonné, elle perdit la notion le l’endroit où elle se trouvait. Son coeur battit plus vite, une peur voluptueuse l’étreignit.
    Henry s’était avancé et levant vivement la jupe, il cingla violemment les mollets.
    Elle frissonna, ses mains se crispèrent sur la banquette, un spasme la tordit. Un deuxième coup sur les cuisses découvertes, la jeta en arrière palpitante et vaincue.
    Dans le bruit du train, les éclats de la fustigation disparaissaient, personne ne pouvait s’apercevoir de la scène bizarre ayant lieu entre ces deux voyageurs hétéroclites.
    Sous les cinglades rapides, le pantalon se déchiquetait, mettant la chair à nu. La peau se striait de longues traînées écarlates, le jonc s’enfonçait brutalement, creusant des sillons profonds qui s’aplanissaient ensuite très vite. » (Maurice de Vindas, Névrose).


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Actualité | Mode texte | Plan du site | Notice légale | Contact
Art et érotisme | Sexshop Boutique érotique | Jeux d'Argent : Gagner de l'argent et des Cadeaux | Psychanalyse Paris | Psychanalyste Paris | Blogs Psychanalyse