Littérature érotique : Textes érotiques libres et gratuits des écrivains et poètes libertins du XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
La Messaline moderne
Orgie soldatesque (5)
« À ce moment j’étais tout à fait remise de mon spasme nerveux. En présence de l’impatience bien justifiée des derniers, je crus devoir intervenir.
Mes bons amis, leur dis-je, patientez encore un peu, je vous en prie, et si votre désir est par trop pressant, alors baisez maman, en attendant que je vous reçoive comme les autres. D’ailleurs cela lui est bien dû à la pauvre chère femme, pour les complaisances qu’elle nous apporte, à vous comme à moi.
Et m’adressant à ma mère j’ajoutai :
Maman, déshabille-toi, on va te faire ça aussi, va, tu l’as bien gagné.
Alors, dépêche-toi, la mère, dit l’un des soldats, je vais te le mettre sur une chaise pour commencer ; je baiserai ta fille ensuite.
Ma chère mère ne se fit pas prier : en deux temps elle était toute nue et vint se mettre à cheval sur le soldat et s’embrocha vivement, puis elle manœuvra tant et si bien qu’en une minute elle avait déjà provoqué une décharge.
Je veux vous prouver que moi aussi, dit-elle, je sais faire jouir un homme.
Bien faite du corps et d’une figure assez avenante ma mère, quoique chargée de trente-six printemps, constituait encore un morceau très appétissant ; de plus, elle était chaude et lubrique, qualité qu’elle m’a transmise en me donnant le jour, ainsi que je viens de le faire voir. Aussi, les soldats qui jusqu’alors l’avaient négligée en ma faveur se reportèrent-ils vers elle.
Un autre la reprit aussitôt et l’enfila comme le premier, assis sur une chaise en renversant en arrière le dossier.
L’idée, dit-il, de baiser la mère et la fille l’une devant l’autre me plaît beaucoup et m’excite fort, cela me fait bander ferme. » (La Messaline moderne).
La Messaline moderne
Orgie soldatesque (4)
« Pour moi, dit l’autre, j’avoue que je ne puis guère jouir que deux fois sans déconner, mais par contre j’éjacule à chaque fois la mesure d’un grand verre à boire de foutre.
Je demande à concourir, fit un soldat dissimulé derrière les autres. D’abord, je suis possesseur d’un fort beau membre et ensuite je décharge plus encore que ceux qui viennent de parier. Un jour, je me suis branlé dans un bock : je l’ai rempli entièrement, même qu’il débordait.
Alors, mon gros chéri, répondis-je, je te choisis. Comme dans l’Évangile, les derniers seront les premiers. Viens m’embrasser.
Il ne se fit pas répéter l’invitation. Il s’approcha vite et tandis qu’il me glissait sa langue dans ma bouche de ma main droite j’examinai sa queue. Je constatai que si sa grosseur n’était qu’ordinaire, en revanche, elle avait une longueur peu commune. Pour les couilles, il en possédait un paquet de plusieurs kilos. Il n’était pas étonnant que de semblables outres pussent distiller des flots de sperme en quantité assez grande pour en remplir des bocks à bière.
Ce soldat, objet de mon choix, s’étendit de suite sur le lit.
Mon ange, soupira-t-il, je t’attends.
Un instant, observa l’homme dont l’éjaculation ne remplissait simplement qu’un verre à boire ordinaire, j’ai une proposition à faire.
Voyons la proposition ? répondis-je.
As-tu le chat assez large pour recevoir et loger deux membres à la fois ? » (La Messaline moderne).
La Messaline moderne
Orgie soldatesque (3)
« À ce moment, un soldat possédant un gigantesque instrument, aussi gros et long que le vit d’un cheval, se disposait à m’embrocher, il se retourna et, s’adressant à ses camarades, il leur dit :
Pour satisfaire cette chère enfant, voici ce que je propose : tandis que je vais plonger cet énorme membre dans les flancs de la jolie petite fille, elle sera enculée par un autre fouteur porteur d’une longue pine qui lui montera dans les reins. En même temps, elle sucera un troisième pendant qu’un quatrième et un cinquième et plus s’il en était besoin lui déchargeront leur foutre dans les tétons, dans les cheveux, dans les doigts, sous les aisselles, etc. Il nous faut submerger la fillette dans le sperme à l’intérieur et à l’extérieur, il faut, en un mot, la rassasier si faire se peut.
Accepté, s’écrièrent les soldats avec enthousiasme, frappons-la tous ensemble de nos membres furieux.
Bien loin d’amortir mon ardeur lubrique, les jouissances exorbitantes et délirantes que je venais d’avoir ne firent que l’exciter plus encore et, en face de la proposition du soldat au membre gigantesque, je me piquai d’honneur et, m’adressant au groupe, je dis :
Je vous mets au défi tous à la fois et autant que vous êtes. » (La Messaline moderne).
À l’usage des filles de joie et des jeunes demoiselles
Texte érotique (1792)
« Grand Saint, vous qui êtes le protecteur déclaré des putains, qui ne leur refusez jamais rien, faites, par votre entremise, que jamais la vérole n’altère mon tempérament, que ma chair soit toujours blanche, fraîche et dodue, afin de pouvoir accaparer beaucoup de pratiques et de michés ; inspirez-moi cette vive ardeur de foutre qui vous animait ici-bas ; donnez-moi la raideur des coups de culs, leurs élancements et le talent admirable de savoir désarçonner par eux une pine bien encrée, et de la renconner aussitôt ; suggérez-moi les discours les plus libertins, les postures les plus voluptueuses, les attouchements les plus licentieux, afin que les hommes trouvent dans moi toutes les ressources et le raffinement des plaisirs de la chair et du cul, et viennent de préférence me donner leurs pines ; et qu’après avoir bien fait mon truc avec mon con et mon cul, je me repose tranquillement, et n’aie plus d’autre occupation, d’autres jouissances que celle de contempler toutes les parties de notre beau corps, et lire les actions de fouterie qui vous ont valu le titre glorieux de protecteur et consolateur des garces ; et que me trouvant un jour réunie près de vous, je décharge paisiblement sous vos yeux pendant la durée des siècles. Ainsi soit-il. » (Catéchisme libertin à l’usage des filles de joie et des jeunes demoiselles qui se décident à embrasser cette profession).
La Messaline moderne
Orgie soldatesque (2)
La Messaline moderne
Orgie soldatesque (1)
Remy de Gourmont
Le pèlerin du silence (1896)
Éloge du sein des femmes
Ouvrage curieux (Chapitre IX)
par Mercier de Compiègne
Plâtres et marbres
Texte érotique (1902)
par Laurent Tailhade
Voyage en Italie
Texte érotique (1850)
par Théophile Gautier
À l’usage des maisons d’éducation
Texte érotique (1926)
par Pierre Louÿs
Journal érotique
Manuscrit rédigé entre 1892 et 1907
par Pierre Louÿs