Littérature érotique : Nouvelles érotiques libres et gratuites des écrivains et poètes libertins du XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
Convocation pour un salope
Nouvelle érotique (2009)
par Sébastien Giuliani« En dépit de ton amour immodéré pour les queues et pour leur jouissif élixir (qui d’ailleurs pour toi ne se peut conjuguer qu’au pluriel : ton intérêt pour les verges croit avec leur nombre !), tu ne dédaignes jamais une bonne occasion de varier les plaisirs : Lesbos ne t’est point étrangère, loin de là ! Quoi de plus rassasiant qu’une cramouille bien goûteuse, bien dégoulinante, offerte à ta buccale avidité ! Ton habitude de te mettre en proskinèse devant des phallus roides et turgescents (afin de les sucer, d’extraire leur semence, de t’en gaver, de t’en goinfrer !) perdure dans ta dévotion envers chattes et culs féminins. La place de ton visage se situe exclusivement entre les cuisses de tes partenaires. C’est à genoux, la bouche à hauteur d’un sexe, mâle ou femelle, ou d’un anus bien rond, bien alléchant, que ta vraie nature se révèle : ta vraie nature de salope ! Ce serait nier ta plus profonde intimité que de refuser à quiconque le plaisir que ta bouche seule sait procurer : la Reine des fellations est aussi la Reine des cunnilingus et des anilingus ! Suceuse de bites, lécheuse de cramouille, lécheuse de trous du cul ! Ta bouche est faite pour satisfaire les passions animales de chacun et de chacune, la tienne se déclinant en ta voracité bucco génitale. Tu ne mérites aucun respect, comme toute les salopes ; et en plus, tes prestations sont gratuites ; tu aimes tant ça que tu ne songes même pas te faire payer ! Pourquoi se priverait-on de toi ? À tout instant du jour et de la nuit, tu es disponible, avec n’importe qui ! » (Sébastien Guiliani, Sur les traces d’une esclave sexuelle)
Osé
Nouvelle érotique : Montréal, 2008
par Jean-François G.« Dès lors, Marie n’offre guère plus de résistance. Bientôt, ses deux petits seins fermes apparaissent sous la lumière des lampadaires, crispés par la chair de poule et son excitation qui monte. Sa peau est blanche et froide. Les mains d’Olivier couvrent sa poitrine de doux baisers et réchauffent son corps transi. C’est au tour de la petite jupe écossaise d’aller valser de l’autre côté de la banquette arrière. Olivier saisit alors ses cuisses, les écarte et enfouit sa tête entre ses jambes dont un pied se pose juste derrière le cou du chauffeur qui ne sait plus où donner de la tête.
La bouche d’Olivier se précipite sur son sexe tout chaud. Il embrasse ses lèvres dodues au travers de sa culotte, qui laisse passer la saveur de son excitation. Tout en mordillant son clitoris, il fait rouler sa culotte vers le bas qui finit par rejoindre le reste des vêtements mouillés. Son corps est complètement nu. Sa peau claire illumine l’arrière du taxi. Olivier lui caresse l’intérieur des cuisses et replonge sa tête pour déguster le fruit qu’il avait entamé. Il écarte les grandes lèvres avec son nez et remonte jusqu’à ce que sa langue atteigne sa petite cerise gorgée de sang. À son contact, Marie, qui ne cesse de contenir ses plaintes par de petits grognements étouffés, laisse échapper un gémissement qui résonne dans l’habitacle de la voiture. Le chauffeur, complice des ébats de ses clients, monte le son de la radio pour leur donner un peu d’intimité. Olivier poursuit sa quête et fait habilement tourner sa langue autour du petit clitoris.
Le taxi, lui, continue sa balade à travers la ville, s’arrêtant fréquemment à de multiples feux rouges ici et là. Les amoureux s’adonnent au plaisir de la chair sans tenir compte des passants qui les regardent, l’air parfois hébété, parfois amusé, mais jamais indifférent. » (Jean-François G., Joe le taxi)
Émile Zola
Nouvelle érotique (1884)
« Estelle, habituée au vacarme de Paris, se serait ennuyée mortellement, si Hector n’avait fini par leur rendre visite tous les jours. Il devint le grand ami de M. Chabre, à la suite d’une promenade qu’ils firent ensemble sur la côte. M. Chabre, dans un moment d’expansion, confia au jeune homme le motif de leur voyage, tout en choisissant les termes les plus chastes pour ne pas offenser la pureté de ce grand garçon. Lorsqu’il eut expliqué scientifiquement pourquoi il mangeait tant de coquillages, Hector, stupéfié, oubliant de rougir, le regarda de la tête aux pieds, sans songer à cacher sa surprise qu’un homme pût avoir besoin de se mettre à un tel régime. Cependant, le lendemain, il s’était présenté avec un petit panier plein de clovisses, que l’ancien marchand de grains avait accepté d’un air de reconnaissance. Et, depuis ce jour, très habile à toutes les pêches, connaissant chaque roche de la baie, il ne venait plus sans apporter des coquillages. (…) Chaque fois qu’il arrivait avec son petit panier, et qu’il rencontrait Estelle, il disait la même phrase :
J’apporte des coquillages pour M. Chabre. » (Émile Zola, Les Coquillages de M. Chabre).
Osé
Nouvelle érotique : Montréal, 2008
par Jean-François G.« L’esthéticienne poursuit donc son travail sur mes jambes, la droite succédant à la gauche qu’elle soulève pour mieux pétrir mon mollet avant de la redéposer délicatement. Alors qu’une de ses mains continue de s’occuper de ma cuisse, la seconde se pose sur mon pubis, mais le quitte aussitôt afin de regagner l’autre jambe. C’est alors qu’un jeu de visites surprises de mon petit triangle s’amorce rapidement à mesure que l’une et l’autre main quitte puis regagne mon mont de Vénus. Je sens une vague de chaleur parcourir mon corps tout entier. Mon esprit tente de comprendre ce qui se passe, mais tout va si vite. Cette fois, plus de doute : l’un de ses doigts bien lubrifiés par son huile s’insère entre mes grandes lèvres et se pose sur mon capuchon.
Sans perdre de temps, elle commence des mouvements circulaires qui viennent titiller mon petit bourgeon. L’effet de surprise est total, mais je suis entièrement paralysée par la timidité. Je n’arrive pas composer avec ce qui m’arrive. Ma tête ne suit certainement pas mon corps maintenant en sueur, qui commence à m’envoyer des ondes de plaisir me confondant complètement entre le malaise et la jouissance. Ma chatte doit être bien mouillée, car sans que je puisse rouspéter ou même émettre le moindre signe d’acquiescement, Danielle plonge deux doigts provenant de son autre main à l’intérieur de mon sexe. » (Jean-François G., Un massage extra)
Sombre nuit
Nouvelle érotique : Éd. Paulo-Ramand, Paris, 2007
par Ashaïna
Femmes slaves
Revue des Deux Mondes (1889)
par Leopold von Sacher-Masoch
Femmes slaves
Venus imperatrix (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch
Femmes slaves
Revue des Deux Mondes (1890)
par Leopold von Sacher-Masoch
Femmes châtiées
Nouvelle érotique (1903)
par Hugues Rebell
Femmes châtiées
Nouvelle érotique (1903)
par Hugues Rebell
Femmes châtiées
Nouvelle érotique (1903)
par Hugues Rebell
Femmes châtiées
Nouvelle érotique (1903)
par Hugues Rebell
Femmes châtiées
Nouvelle érotique (1903)
par Hugues Rebell
À Bordeaux au temps de la Terreur
Nouvelle érotique (1902)
par Hugues Rebell
La Vie populaire
Nouvelle érotique (1888)
par Leopold von Sacher-Masoch
La Vie populaire
Nouvelle érotique (1888)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
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