Littérature érotique : Nouvelles érotiques libres et gratuites des écrivains et poètes libertins du XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
Femmes slaves
Revue des Deux Mondes (1889)
par Leopold von Sacher-Masoch« Sur les marches d’une petite maison, nouvellement blanchie, une femme jeune et jolie se tenait debout, un petit bonnet sur la tête, se prélassant avec complaisance dans sa kazabaïka garnie de fourrure. Le poing sur la hanche, dans tout l’orgueil de sa vertu cruelle, elle lui jeta un regard moqueur et s’écria : "Ah ! voyez la pécheresse, elle a flétri sa jeunesse dans la débauche, et maintenant qu’elle ne peut plus séduire personne, elle veut se réconcilier avec Dieu. C’est la flagellation qu’il te faudrait, Madeleine repentante, et si je t’avais sous la main, je t’aiderais bien à apaiser le ciel."
La pénitente leva la tête et sourit. C’était comme un remerciement muet, et ce sourire, empreint d’une pieuse satisfaction, la transfigura. Elle s’arrêta, laissa tomber lentement sa croix à terre, et, se rapprochant de la jeune femme, se jeta à genoux devant elle.
Que me veux-tu ? demanda celle-ci.
Je suis prête, répondit l’étrangère, laissant glisser son lourd vêtement de ses belles épaules aux chairs rosées, flagelle-moi. » (Leopold von Sacher-Masoch, Femmes slaves).
Femmes slaves
Venus imperatrix (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch« Elle le poussa dans le poulailler et tira le verrou. Andor resta là sur la paille jusqu’au départ des insurgés. Alors Théodora ouvrit la porte et lui ordonna de sortir. Le garçon de ferme amena un boeuf, et elle sortit une charrue à laquelle Andor fut attelé.
Il ne fit aucune résistance, comprenant bien qu’il ne pouvait qu’aggraver sa triste situation.
Il s’agissait seulement de gagner du temps ; peut-être un hasard, l’arrivée des troupes, assurerait son salut.
Le boeuf fut ensuite attelé avec le baron ; Théodora prit les guides et le fouet, et la charrue fut traînée ; le valet suivait.
Arrivés au champ, Théodora ordonna à son domestique de pousser la charrue ; elle-même conduisait cet attelage bizarre. Bientôt les curieux, femmes et enfants surtout, furent rassemblés en foule ; ils se délectaient de ce spectacle étrange et accablaient de leurs injures et de leurs sarcasmes l’infortuné seigneur.
Au bout de trois jours de labour, Andor était épuisé. » (Leopold von Sacher-Masoch, Théodora).
Femmes slaves
Revue des Deux Mondes (1890)
par Leopold von Sacher-Masoch« Je voulus voir ensuite de près la grande barricade que la troupe avait prise d’assaut et détruite. Là gisait Vityeska, le dos appuyé à un tas de pavés, sa belle tête inclinée sur l’épaule gauche. La main droite serrait encore convulsivement le pistolet qui avait tué Von der Mühlen. De sa poitrine, le sang avait coulé abondamment, d’abord sur la fourrure et le satin blanc, ensuite sur les pavés qu’il avait inondés.
La mort ne l’avait point défigurée. Les yeux et la bouche, entrouverts, semblaient sourire ; mais la lèvre était plissée par une expression de défi. C’était bien le sourire féroce d’une amazone bohème. » (Leopold von Sacher-Masoch, Femmes slaves).
Femmes châtiées
Nouvelle érotique (1903)
par Hugues Rebell« Justine, comme Sidonie, prenait les mêmes plaisirs à humilier grossièrement Lucienne, de ses préparatifs, de ses remarques et de ses examens.
Je vous demande pardon, mes dames, mais je vais lui découvrir le cul. Je tiens à voir mon travail.
Ah ! moi de même. Y a rien qui trompe comme ces sacrés jupons. On s’imagine qu’on a bien fouaillé la drôlesse et on n’a fait que lui épousseter sa pelure.
Malgré ses battements de jambes, Lucienne n’avait pu empêcher qu’on lui troussât son unique jupon et sa chemise ; le fessier, plein et charnu, ainsi maintenu en saillie, apparaissait dans toute son ampleur.
Voilà une cible ! observa une des clientes. Au moins, si la môme fait sa teigne, on a de quoi la soigner.
Mais Justine regardait certaines taches de la chemise avec attention puis elle écarta les fesses de Lucienne.
Ah ! sale ! ah ! dégoûtante, s’écria-t-elle, j’vais t’apprendre à montrer un cul propre quand on te corrige.
Puis elle insinua un doigt fort avant dans l’ouverture indécente.
C’est une précaution que je prends toujours avec ces sales gamines mal torchées, dit-elle ; quand elles ont les boyaux pleins, et qu’on leur fiche le fouet, elles sont capables, les vilaines gales, de tout vous lâcher…
Elle leva enfin son balai, et dirigeant ses coups sur la fissure des chairs elle arracha des hurlements à Lucienne.
T’as péché par la gueule, tu souffriras par ton aut’gueule, criait-elle. Ah ! j’va t’en donner.
D’une main entrouvrant le derrière, elle ne cessait d’en cingler l’antre mystérieux. Lucienne n’avait plus de voix à force de crier, de supplier, de demander grâce, d’insulter sa fouetteuse. Une bande de pourpre, que surmontait une sorte d’oeillet sanglant, partageait le large disque jusque-là épargné et à peine rose.
Les deux spectatrices se penchaient sur la victime sans craindre recevoir en plein visage les soupirs mal odorants que provoquaient chez Lucienne la position, la colère, la douleur, l’oubli d’elle-même. » (Hugues Rebell, Femmes châtiées).
Femmes châtiées
Nouvelle érotique (1903)
par Hugues Rebell
Femmes châtiées
Nouvelle érotique (1903)
par Hugues Rebell
Femmes châtiées
Nouvelle érotique (1903)
par Hugues Rebell
Femmes châtiées
Nouvelle érotique (1903)
par Hugues Rebell
À Bordeaux au temps de la Terreur
Nouvelle érotique (1902)
par Hugues Rebell
La Vie populaire
Nouvelle érotique (1888)
par Leopold von Sacher-Masoch
La Vie populaire
Nouvelle érotique (1888)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch
Les Batteuses d’hommes
Nouvelles posthumes (1906)
par Leopold von Sacher-Masoch