Auteur : Maurice de Vindas
Mots-clés : Flagellation
Maurice de Vindas, Le rêve d’un flagellant, Illustré de 41 Dessins, d’un Frontispice en couleurs et de 8 Gravures hors texte, Libraire Franco-Anglaise, Paris, 1921. (In-8°, 224 p., fig., pl.).
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Conclusion)
par Maurice de Vindas« Machinalement, comme poussé par un démon mauvais, il poursuivit :
Je vais vous battre… jusqu’au sang…
Simone trembla, mais elle acquiesça :
Si vous voulez…
Et rougissante :
Je vous aime tant !
Encore il se tut, n’ayant pas envie de meurtrir malgré ses menaces. Dans le dédale de ses pensées tristes, il cherchait sa voie et ne parvenait à la découvrir. Malgré la douceur des minutes qui passaient, il avait peur de l’avenir et ne voulait se livrer. Cela l’incita à tenir sa promesse, malgré qu’il ne le souhaitât pas.
Il avança les mains et lentement dégrafa la blouse, qu’il jeta ensuite loin de lui.
Simone n’avait pas bougé, s’abandonnant toute entière, sans énergie à la volonté du maître tyrannique. Auprès de lui, elle n’avait plus de honte, seulement un amour ardent.
Il se baissa pour faire sauter les pressions de la jupe, qui tomba sur le sol.
Ensuite ce fut le cache-corset qu’il enleva et de ses doigts énervés il fît jaillir les seins hors de leur gaine de linon. » (Maurice de Vindas, Le rêve d’un flagellant).
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre XII)
par Maurice de Vindas« Mais après le repas, soudain, Simone comprit. Elle eut un accès d’hilarité subite et, prenant l’amie par le bras, l’entraîna vers le fond du jardin.
Là, elles seraient à l’abri, personne ne les verrait, nul ne les entendrait.
Marguerite se laissait conduire, sans prononcer une parole, elle savait ce qui la menaçait et son coeur battait. La fessée lui était maintenant devenue quasi indispensable, comme, au fumeur, la pipe d’opium. La brunette, paisiblement, cueillit une souple badine et ordonna :
Allons, apprête-toi.
Et l’autre obéit passivement, elle s’appuya en avant à un banc rustique, retroussa elle-même ses jupes et, de ses menottes crispées, tint ouvert le pantalon, faisant jaillir la croupe.
Et alors la lune se voila, comme honteuse de se trouver en face d’une rivale.
Simone brandit sa baguette et flagella. Ni trop vite, ni trop lentement, mais néanmoins en activant graduellement le mouvement.
Rite se tordait, gémissait tout bas, mais s’offrait bénévolement à la correction.
La douleur lui procurait une sensation étrange, qui momentanément secouait son apathie. Elle ne souffrait pas comme sa compagne qui était une nerveuse, au contraire la souffrance entraînant la révulsion du sang, avait sur elle une action bienfaisante.
La cuisson cependant devint trop ardente. Néanmoins elle attendit encore quelquLa cuisson cependantes minutes, puis brusquement laissa retomber ses jupes, en murmurant :
Assez… j’en ai assez ! » (Maurice de Vindas, Le rêve d’un flagellant).
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre XI)
par Maurice de Vindas« Il vit la pauvre figure rubescente, les larmes qui coulaient lentement en ruisseaux irises, le long des joues enflammées. Il n’osa gifler davantage.
Levez-vous, ordonna-t-il.
Elle obéit aussitôt, sans un murmure, sans une récrimination, prête à tout supporter.
Il l’obligea à se tourner et posément retroussa les jupes, dégageant le pantalon.
Doucement, il écarta les pans froissés de la petite culotte et releva la chemise.
La croupe lui apparut toute striée de bleu. De la main il la palpa et se rendit compte de la sensibilité encore vive de l’épiderme. Évidemment, une flagellation ce jour-là était impossible.
Durant cet examen minutieux, Simone frissonnait de honte et de peur. Elle sentait la main de l’homme courir sur sa chair, ses doigts frôler sans hésitation son être intime. Et puis, inquiète, elle se demandait s’il se résoudrait à la corriger, malgré son état lamentable.
Il laissa retomber les jupes et réfléchit.
Allez vous mettre à genoux dans le coin, là-bas, ordonna-t-il, je vais voir comment je peux vous punir aujourd’hui.
Elle s’éloigna à petits pas et s’agenouilla docilement à l’endroit qu’il lui avait indiqué. Placée de côté, elle le voyait encore et cela, pour elle, était déjà une joie. Tendrement, elle le regarda et à travers ses larmes lui souriait sans rancune, reconnaissante qu’il ne la chassait point.
Paisiblement, il alluma une cigarette et ne parut plus s’occuper de la patiente. En réalité, cette venue, qu’instinctivement il espérait, l’ennuyait. Il ne voulait laisser repartir la coupable sans la châtier cruellement, dans le but de la détourner de ses intentions de séduction. Mais il n’osait flageller encore la croupe meurtrie, craignant des blessures longues et difficiles à guérir. » (Maurice de Vindas, Le rêve d’un flagellant).
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre X)
par Maurice de Vindas« Elle s’était armée du martinet et poussa la compagne contre une chaise, afin qu’elle trouvât un point d’appui. À son tour, elle tira mieux la chemise, caressa d’une main frôleuse les joues satinées, comme pour se rendre compte de la finesse de l’épiderme et prévint :
Attention, je commence.
Dans le feu de l’exaltation, elle oubliait qu’elle était nue et se remuait avec désinvolture, allant de-ci de-là, les reins cambrés, la croupe encore rutilante de la précédente correction.
Marguerite haletait, elle percevait sans les voir tous ces regards fixés sur sa chair étalée et en éprouvait un émoi nouveau, qui lui arrachait des contractions fébriles.
Simone leva son martinet et de toute la force de son fin poignet l’abattit sur la croupe blanche.
Les lanières claquèrent avec un bruit sec, marbrèrent la peau de larges stries rouges.
Rite tordit sa taille en un spasme de douleur ; jamais encore la flagellation ne l’avait mordue, au plus vif d’elle-même, avec autant d’intensité.
Les coups tombèrent réguliers et rapides, Simone ne mettait point de science, rien que de la férocité, dans l’espoir d’en avoir plus vite fini et de pouvoir se rhabiller.
Maintenant sa propre nudité la gênait de nouveau, elle se jugeait ridicule ainsi, au milieu de cette pièce, dans ce rôle de bourreau-féminin.
Aussi frappait-elle avec rage, martelant l’amie sans l’ombre d’un remords. » (Maurice de Vindas, Le rêve d’un flagellant).
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre IX)
par Maurice de Vindas
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre VIII)
par Maurice de Vindas
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre VII)
par Maurice de Vindas
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre VI)
par Maurice de Vindas
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre V)
par Maurice de Vindas
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre IV)
par Maurice de Vindas
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre III)
par Maurice de Vindas
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre II)
par Maurice de Vindas
Le rêve d’un flagellant
Roman érotique (Chapitre I)
par Maurice de Vindas