Eros-Thanatos Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, récits et confessions érotiques

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Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, confessions et récits érotiques libres et gratuits des écrivains et poètes libertins du XVIIIe, XIXe, XXe et XXIe siècles.


  • L’École du libertinage

    Souper aux étrons

    Les 120 journées de Sodome (9e journée)

    par Le Marquis de Sade

    « Il y a des moments où la nature est si rétive que les excès qui nous délectent le mieux ne parviennent pas à lui rien arracher. Il eut beau faire, rien ne dressa ; mais à force de secousses, faites avec la même main qui venait d’être trempée dans l’excrément même, l’éjaculation part : il se roidit, il se renverse, sent, respire, frotte son vit et décharge sur le tas de merde qui vient de le si bien délecter.
    Un autre soupa tête-à-tête avec moi et voulut sur la table douze assiettes pleines des mêmes mets, entremêlées avec celles du souper. Il les flairait, il les respirait tour à tour, et m’ordonna de le branler après le repas sur celui qui lui avait paru le plus beau. Un jeune maître des requêtes payait tant par lavements que l’on voulait recevoir. Lorsque je passai avec lui, j’en pris sept, qu’il m’administra tous sept de sa main. Sitôt que j’en avais gardé un quelques minutes, il fallait monter sur une échelle double, il se plaçait dessous, et je lui rendais sur son vit, qu’il branlait, toute l’immersion dont il venait d’abreuver mes entrailles.
    On imagine aisément que toute cette soirée se passa à des saletés à peu près du genre de celles qu’on venait d’entendre, et l’on le croira d’autant plus aisément que ce goût-là était général chez nos quatre amis, et quoique Curval fût celui qui le portât le plus loin, les trois autres n’en étaient guère moins entichés. Les huit étrons des petites filles furent placés parmi les plats du souper, et aux orgies en enchérit encore sans doute sur tout cela avec les petits garçons, et c’est ainsi que se termina cette neuvième journée dont on vit arriver la fin avec d’autant plus de plaisir que l’on se flattait que le lendemain ferait entendre, sur l’objet qu’on chérissait autant, des récits un peu plus circonstanciés. » (Le Marquis de Sade, l’École du libertinage).


  • L’Ardente passion

    Rudes cinglades et meurtrissures

    Roman érotique (Chapitre IV)

    par Maurice de Vindas

    « Dix heures sonnèrent ; il sursauta, livide, cette angoisse étreignant sa poitrine sous une cuirasse rigide.
    Derrière lui, la porte s’ouvrit : Marthe était là, livide, en un ample peignoir décolleté, les pieds nus dans des babouches de cuir rouge.
    Sans un mot, elle alla à lui, et il ne bougea pas, cloué au sol, les yeux rivés sur la badine qui tremblotait dans la menotte de la femme.
    Il sentit une poigne solide qui le saisissait à l’épaule, le faisait virevolter légèrement. Puis le jonc, vigoureusement frappa sa croupe, lui meurtrissant odieusement.
    Il eut un faible cri, mais une seconde cinglade suivit et il défaillit, les jambes flageolantes. Après cinq coups vifs, il tomba à genoux, avec plainte étouffée. Une souffrance atroce le pénétrait, brûlant sa chair jusqu’au plus profond de lui-même.
    Il était à quatre pattes, se traînant sur le tapis ; à chaque fois qu’il tentait de se relever, un coup plus rude, aux cuisses, à la croupe, aux reins, le rejetait en avant avec un gémissement. » (Maurice de Vindas, L’Ardente passion).


  • L’École du libertinage

    Beaux culs et fesses ridées

    Les 120 journées de Sodome (8e journée)

    par Le Marquis de Sade

    « C’était à mon tour, mais plus heureuse que les deux précédentes, c’était à l’Amour même que j’étais destinée, et il ne me resta, après l’avoir satisfait, que l’étonnement de trouver des goûts si étranges dans un jeune homme si bien taillé pour plaire. Il arrive, me fait mettre nue, s’étend sur le lit, m’ordonne de m’accroupir sur son visage et d’aller avec ma bouche essayer de faire décharger un vit très médiocre, mais qu’il me recommande et dont il me supplie d’avaler le foutre, dès que je le sentirai couler. "Mais ne restez pas oisive pendant ce temps-là, ajouta le petit libertin : que votre con inonde ma bouche d’urine, que je vous promets d’avaler comme vous avalerez mon foutre, et que ce beau cul me pète dans le nez." Je me mets à l’œuvre et remplis à la fois mes trois besognes avec tant d’art que le petit anchois décharge bientôt toute sa fureur dans ma bouche, pendant et que je l’avale, et que mon Adonis en fait autant de l’urine dont je l’inonde, et cela tout en respirant les pets dont je ne cesse de le parfumer.
    - En vérité, mademoiselle, dit Durcet, vous auriez bien pu vous dispenser de révéler ainsi les enfantillages de ma jeunesse. — Ah ! ah ! dit le duc en riant, ah ! comment, toi qui à peine oses regarder un con aujourd’hui, tu les faisais pisser dans ce temps-là ? — C’est vrai, dit Durcet, j’en rougis, il est affreux d’avoir à se reprocher des turpitudes de cette sorte ; c’est bien à présent, mon ami, que je sens tout le poids des remords… Culs délicieux, s’écria-t-il dans son enthousiasme, en baisant celui de Sophie qu’il avait attiré à lui pour le manier un instant, culs divins. combien je me reproche l’encens que je vous ai dérobé ! Ô culs délicieux, je vous promets un sacrifice expiatoire, je fais serment sur vos autels de ne plus m’égarer de la vie. » (Le Marquis de Sade, l’École du libertinage).


  • L’Ardente passion

    Martèlement de claques sur une croupe jaillissante

    Roman érotique (Chapitre III)

    par Maurice de Vindas

    « Marthe n’insista ; ses mains se baissaient, longeaient les hanches, sans que l’autre, inquiète osât bouger. Elle sentit que sa robe légère se soulevait ; elle rougit, mais ne fit aucun mouvement pour se défendre, ne comprenant pas encore.
    Mais brusquement la jeune femme l’attira en avant, faisant jaillir la croupe, qui se dégagea seule du mince pantalon.
    Elle frémit, une plainte jaillit de ses lèvres, tandis qu’une gifle claquait.
    Sous la brûlure du coup, elle frissonna ; mais en même temps, sa pensée lui échappa. Les claques pleuvaient, martelant la chair qui bleuissait.
    Elle ne se défendait point, et pourtant une réelle douleur la pinçait, s’enfonçant en elle profondément, faisant courir par tout son être une chaleur inaccoutumée.
    À voix basse, elle gémissait, craignant les cris qui auraient pu attirer son cousin. Ses genoux fléchissaient, la taille se creusait perdant son énergie.
    Les coups moins rapides étaient plus sensibles, tombant plus exactement dans la longueur de la croupe. La main de la femme s’était fermée, c’était un poing qui maintenant frappait durement, se glissant par tous les interstices, faisant retentir la pièce d’un bruit étouffé.
    Avec une lamentation de honte et de souffrance, la malheureuse croula à genoux, les mollets étreints, tout l’être défaillant.
    La correction cessa ; elle attendit encore, cachant la rougeur de son front dans ses paumes moites. Rien ne se produisant, elle releva la tête : la gouvernante avait disparu, la laissant seule, dans le petit boudoir coquet, tout parfumé de l’arôme juvénile de son corps frêle. » (Maurice de Vindas, L’Ardente passion).


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