Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, confessions et récits érotiques libres et gratuits des écrivains et poètes libertins du XVIIIe, XIXe, XXe et XXIe siècles.
Curiosités et Anecdotes sur la flagellation
Essai érotique (Librairie des Bibliophiles, Paris, 1900)
par Jean de Villiot« Les canons ecclésiastiques et les collections des miracles locaux rapportent de nombreux récits du traitement cruel auquel furent soumises des femmes esclaves et les anciens manuscrits enluminés donnent des illustrations où l’on voit la méthode employée en Saxe pour administrer la verge. Dans l’un de ces manuscrits, le coupable est vigoureusement fouetté par deux exécuteurs. Le patient, entièrement nu, est attaché par les pieds et chaque exécuteur le flagelle à l’aide d’un très petit faisceau de verges. Dans une peinture de la version d’Alfric de la Genèse, l’homme fouetté, au lieu d’être attaché par les pieds est attaché par le milieu du corps et les jambes écartées dans la position la plus singulière. Les dames Saxonnes n’hésitaient pas à donner des verges à l’occasion de leurs propres mains à leurs femmes. Une histoire que raconte William de Malmesbury nous met au courant de cette particularité. Il dit qu’alors que le roi Ethelred était enfant il irrita un jour sa mère à un tel point que celle-ci n’ayant pas de fouet sous la main le battit avec des chandelles qu’elle trouva sous sa main et si vivement qu’il s’évanouit. Aux beaux temps de la reine Elisabeth, le Whipping-post (poste de flagellation) existait dans chaque ville et dans chaque village. » (Jean de Villiot, Curiosités et Anecdotes sur la flagellation).
L’École du libertinage
Les 120 journées de Sodome (29e journée)
par Le Marquis de Sade« Il était entièrement nu sous une robe de chambre flottante de taffetas des Indes. Il s’arrêta dès en entrant ; il est bon de vous dire ici que nos observations étaient une surprise, car le duc, qui se croyait absolument seul, était très éloigné de croire qu’on le regardât. "Ah ! le beau cadavre ! s’écria-t-il aussitôt… la belle morte !… Oh ! mon Dieu ! dit-il en voyant le sang et le poignard, ça vient d’être assassiné dans l’instant… Ah ! sacredieu, comme celui qui a fait ce coup-là doit bander !" Et se branlant : "Comme j’aurais voulu lui voir donner le coup !" Et lui maniant le ventre : "Était-elle grosse ?… Non, malheureusement." Et continuant de manier : "Les belles chairs ! elles sont encore chaudes… le beau sein !" Et alors il se courba sur elle, et lui baisa la bouche avec une fureur incroyable : "Elle bave encore, dit-il… que j’aime cette salive !" Et, une seconde fois, il lui renfonça sa langue jusque dans le gosier. Il était impossible de mieux jouer son rôle que ne le faisait cette fille ; elle ne bougea pas plus qu’une souche, et tant que le duc l’approcha, elle ne souffla nullement. Enfin il la saisit, et la retournant sur le ventre : "Il faut que j’observe ce beau cul", dit-il. Et dès qu’il l’eut vu : "Ah ! sacredieu, les belles fesses !" Et alors il les baisa, les entrouvrit, et nous le vîmes distinctement placer sa langue au trou mignon. "Voilà, sur ma parole, s’écria-t-il tout enthousiasmé, un des plus superbes cadavres que j’aie vus de ma vie ! Ah ! combien est heureux celui qui a privé cette belle fille du jour, et que de plaisir il a dû avoir !" Cette idée le fit décharger ; il était couché près d’elle, la serrait, ses cuisses collées contre les fesses, et lui déchargea sur le trou du cul avec des marques de plaisir incroyables, et criant comme un diable en perdant son sperme : "Ah ! foutre, foutre ! comme je voudrais l’avoir tuée !" Telle fut la fin de l’opération. Le libertin se releva et disparut. Il était temps que nous vinssions relever notre moribonde : elle n’en pouvait plus ; la contrainte, l’effroi, tout avait absorbé ses sens, et elle était prête à jouer d’après nature le personnage qu’elle venait de si bien contrefaire. Nous partîmes avec quatre louis que nous remit le valet, qui, comme vous imaginez bien, nous volait au moins la moitié.
Vive Dieu ! s’écria Curval, voilà une passion ! » (Le Marquis de Sade, l’École du libertinage).
La flagellation en Russie
Curiosités et Anecdotes sur la flagellation (1900)
par Jean de Villiot« La croupe de cette femme était vraiment d’une largeur et d’une épaisseur effrayantes ; elle était aussi très grasse et toute pleine de fossettes.
Néanmoins, elle était d’une belle forme, les grandes demi-lunes se touchaient étroitement formant ainsi une ligne se courbant avec grâce depuis les reins jusqu’à la jointure des cuisses. La peau qu’éclairaient les rayons du soleil tombant à travers les fenêtres, était blanche et douce bien que le tissu n’en fut pas d’une grande finesse. Ses cuisses étaient massives et bien en proportion avec la grandeur de la croupe, tandis que ses mollets énormes paraissaient prêts à faire éclater les bas de laine bleue qui les couvraient. Elle avait des chevilles assez fines et pour une femme de sa corpulence, de petits pieds.
Pendant qu’on lui faisait subir les préparatifs de son châtiment, elle ne remua pas et ne fit pas entendre un seul mot, mais elle tremblait, sa poitrine s’agitait et de grosses larmes lui coulaient des yeux.
J’étais très frappé de la froideur et de l’indifférence méthodique que montraient les gardiens dans leur besogne. Il était évident que c’était là pour eux une chose habituelle. Bientôt tout fut prêt. L’un des gardiens, la verge en mains, se plaça au côté gauche de la patiente, attendant le signal du gouverneur pour commencer, et pendant ce temps, il faisait passer les doigts de sa main gauche à travers les branches de la verge en étalant soigneusement les brins.
La femme tourna la tête et fixa la verge ainsi hérissée ; les pupilles de ses yeux étaient dilatés et je remarquai qu’elle serrait les muscles de sa croupe à tel point que la séparation des fesses n’était plus qu’une ligne très mince et qu’elle avait la chair de poule. Le gouverneur fit un signe ; le fonctionnaire assis dans la chaire fit une marque sur son livre et en même temps dit à voix haute : Un ! et la flagellation commença. » (Jean de Villiot, Curiosités et Anecdotes sur la flagellation).
L’École du libertinage
Les 120 journées de Sodome (28e journée)
par Le Marquis de Sade« Un seigneur de la cour, homme d’environ trente-cinq ans, venait de me faire demander, dit Duclos, une des plus jolies filles qu’il me pût possible de trouver. Il ne m’avait point prévenu de sa manie, et, pour le satisfaire, je lui donnai une jeune ouvrière en modes qui n’avait jamais fait de parties, et qui était sans contredit une des plus belles créatures qu’il fût possible de trouver. Je les mets aux prises, et, curieuse d’observer ce qui va se passer, je vais bien vite me camper à mon trou. "Où diable Mme Duclos, débuta-t-il par dire, a-t-elle été chercher une vilaine garce comme vous ? Dans la boue sans doute !… Vous étiez à raccrocher quelques soldats aux gardes quand on est venu vous chercher." Et la jeune personne, honteuse, et qui n’était prévenue de rien, ne savait quelle contenance tenir. "Allons ! déshabillez-vous donc, continua le courtisan… Que vous êtes gauche !… Je n’ai de mes jours vu une putain et plus laide et plus bête… Eh bien ! allons donc, finirons-nous aujourd’hui ?… Ah ! voilà donc ce corps que l’on avait tant vanté ? Quels tétons… On les prendrait pour les pis d’une vieille vache !" Et il les maniait brutalement. "Et ce ventre ! comme il est ridé !… Vous avez donc fait vingt enfants ? — Pas un seul, monsieur, je vous assure. — Oh ! oui, pas un seul : voilà comme elles parlent toutes, ces garces-là ; à les entendre, elles sont toujours pucelles… Allons, tournez-vous ! L’infâme cul… quelles fesses flasques et dégoûtantes… C’est à force de coups de pieds au cul, sans doute, qu’on vous a arrangé le derrière ainsi !" Et vous observerez, s’il vous plaît, messieurs, que c’était le plus beau derrière qu’il fût possible de voir. Cependant, la jeune fille commençait à se troubler ; je distinguais presque les palpitations de son petit cœur, et je voyais ses beaux yeux se couvrir d’un nuage. Et plus elle paraissait se troubler, plus le maudit fripon la mortifiait. Il me serait impossible de vous dire toutes les sottises qu’il lui adressa ; on n’oserait pas en dire de plus piquantes à la plus vile et à la plus infâme des créatures. Enfin le cœur bondit et les larmes partirent : c’était pour cet instant que le libertin, qui se polluait de toutes ses forces, avait réservé le bouquet de ses litanies. Il est impossible de vous rendre toutes les horreurs qu’il lui adressa sur sa peau, sur sa taille, sur ses traits, sur l’odeur infecte qu’il prétendait qu’elle exhalait, sur sa tenue, sur son esprit : en un mot, il chercha tout, il inventa tout pour désespérer son orgueil, et déchargea sur elle, en vomissant des atrocités qu’un portefaix n’oserait prononcer. » (Le Marquis de Sade, l’École du libertinage).
Nouvelle érotique
Une nouvelle recrue dans le monde glauque de la prostitution
par Jacques Lucchesi
La flagellation en Russie
Curiosités et Anecdotes sur la flagellation (1900)
par Jean de Villiot
L’École du libertinage
Les 120 journées de Sodome (27e journée)
par Le Marquis de Sade
Récit érotique
par Céline (escort girl, Genève)
par Céline
La flagellation en Russie
Curiosités et Anecdotes sur la flagellation (1900)
par Jean de Villiot
L’École du libertinage
Les 120 journées de Sodome (26e journée)
par Le Marquis de Sade
La flagellation en Russie
Curiosités et Anecdotes sur la flagellation (1900)
par Jean de Villiot
L’École du libertinage
Les 120 journées de Sodome (25e journée)
par Le Marquis de Sade
Curiosités et Anecdotes sur la flagellation
Essai érotique (Librairie des Bibliophiles, Paris, 1900)
par Jean de Villiot
L’École du libertinage
Les 120 journées de Sodome (24e journée)
par Le Marquis de Sade
L’École du libertinage
Les 120 journées de Sodome (23e journée)
par Le Marquis de Sade
L’Ardente passion
Roman érotique (Chapitre XVIII)
par Maurice de Vindas
L’Ardente passion
Roman érotique (Chapitre XVII)
par Maurice de Vindas
L’École du libertinage
Les 120 journées de Sodome (22e journée)
par Le Marquis de Sade
L’Ardente passion
Roman érotique (Chapitre XVI)
par Maurice de Vindas