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L’Armée de volupté

Dernier ajout – dimanche 24 juin 2007.

Auteur :

Mots-clés :

Le Nismois (Alphonse Momas), L’Armée de volupté, Texte imprimé, Paris-Bruxelles [s.n.], 1900.



  • Le Nismois

    L’Armée de Volupté - XIII

    Roman érotique (Chapitre XIII)

    par Alphonse Momas

    « Et Léonard, derrière la porte, râlant presque, la main dans la culotte, se masturbait avec rage, murmurant :
    - Il n’y a qu’à moi, il n’y a qu’à moi qu’arrivent de telles aventures ! Rosalie qui n’est pas là ! Cochon, va, en voilà ta pleine culotte ! Qu’est-ce qu’ils vont faire maintenant ! Oh, Monsieur, deux femmes, et quelles femmes ! Mazette, la roussotte qui le pelote, je lui fournirais bien le mien à peloter ! Oh, bon sang de bon sang, ils n’ont pas fini, il cède encore sa place à cette garcette qui est la soeur de l’autre ! Ils marchent bien dans cette famille ! Les voilà qui recommencent leurs manigances. Ce qu’elles s’emplâtreront, si ça continue ! Bon, Monsieur qui bande toujours et qui lèche sa peloteuse ! Mais qu’est-ce qu’ils font ? Oh là la, je bandaille encore, faudra encore se secouer, mon salapiot ! Mon vieux Léonard, sois sage, va-t’en, ne te monte pas le bourrichon. Bon, la roussotte, elle lui passe encore la place et Monsieur recommence ; ils ont le diable dans le corps. C’est beau tout de même à voir ainsi enfiler une femme, et Monsieur travaille à merveille. Je lui en adresserai mes félicitations. Imbécile, il saurait que tu l’as espionné ! Oh, oh, ils jouissent, ils se trémoussent, oh, les voilà en bas du canapé, c’est bien fait ! Oh, quelle vigueur, la brune, m’est avis que la rousse est une feignante ! Elle ne se laisse par tirer ! Faiseuse d’histoire, va, mais elle est bougrement belle et foutue, oh, ma mère ! » (Le Nismois, L’Armée de Volupté).


  • Le Nismois

    L’Armée de Volupté - XII

    Roman érotique (Chapitre XII)

    par Alphonse Momas

    « Affiliée à la république d’Eros, dès son dépucelage accompli, elle demeura quelque temps satellite et vogua ensuite avec assez de rapidité de ses propres ailes. À la prise de voile de sa soeur Lucine, elle la remplaça auprès d’Herzogen, dont elle resta constamment depuis la passion dominante. Recueillant d’un autre côté la succession de Lucette dans les ardeurs d’Annita ; elle reçut le titre de Conseillère d’Eros, durant le temps que l’association observa le régime républicain, puis à la constitution en armée, fut nommée commandante du quartier Monceau, et peu après intendante générale, avec la grande maîtrise d’autorité.
    Lucine, Lucette, Lucie, étaient les dignes descendantes de cette longue lignée des Callacini, de l’amour desquelles on ne guérissait que par la mort ou la claustration dans les ordres les plus sévères. » (Le Nismois, L’Armée de Volupté).


  • Le Nismois

    L’Armée de Volupté - XI

    Roman érotique (Chapitre XI)

    par Alphonse Momas

    « Le salut d’amour ou baiser d’amour est de rigueur avant toute conversation et toute ébauche de plaisir… Elle sourit, repoussa son fauteuil, et sans aucun embarras, ramassa ses jupes sur un de ses bras, montrant de nouveau ses jambes, avec les mollets rebondis sous des bas noirs rayés de jaune. Elle ne le quitta pas des yeux pendant qu’il tournait autour d’elle, et quand elle sentit son sexe entre ses fesses, elle reprit :
    - On reste une seconde dans cette posture : les dames font un pas en avant et rendent la liberté à l’engin masculin, se tournent vers le cavalier en soutenant toujours leurs jupes, se penchent en avant dans un salut incliné, et le cavalier approche de leur bouche… Oui, oui, très bien, asseyons-nous.
    - Il y a beaucoup de saluts de cette nature ?
    - Mais, assez. Nous ne les verrons certainement pas tous dans une fois.
    - Mon instruction sera donc longue ?
    - Cela dépendra de ta bonne volonté.
    - J’en ai énormément. » (Le Nismois, L’Armée de Volupté).


  • Le Nismois

    L’Armée de Volupté - X

    Roman érotique (Chapitre X)

    par Alphonse Momas

    « Des plaintes s’en exhalaient :
    - Oh là là, oh là là, j’ai cogné de la tête !
    - Cochonne, tu m’as ravi le morceau de la bouche !
    - Nom de Dieu, je ne me délivrerai pas de mon pucelage !
    - Je me fous de ton pucelage, maladroit !
    Lucie avait rejoint Héloïse, et Émile avait suivi Lucie.
    - Que signifie, qu’est-ce, interrogea Héloïse ?
    Dans le grouillage qui s’agitait sous leurs yeux, il surgissait des supplications. La tante et la nièce se trouvaient embarrassées dans leurs jupes et, de plus, empêtrées de Séverin qui, frustré, se cramponnait à leurs jambes, ne voulait pas lâcher sa proie et attaquait tout ce qu’il pouvait pour ressaisir une jupe de femme. Malheureusement, les uns se trémoussaient dans un sens opposé, et une voix cria au bas de l’escalier :
    - Ah ça, la Gadaille, où vous cachez-vous, faut-il aller vous quérir ? » (Le Nismois, L’Armée de Volupté).


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