Littérature érotique : Confessions érotiques libres et gratuites des écrivains et poètes libertins du XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
Confessions érotiques
Confessions d’un scoptophile auriculaire
par« J’ai appris à repérer les couples : une femme frêle, timide et soumise avec un homme corpulent et vulgaire sera sodomisée. Les enregistrements confirment mes intuitions. On y entend les gémissements douloureux de la fille dont on force l’anus et qui demande en vain "Arrête", "J’ai mal", "Remets du gel", "Prends moi autrement".
Les soirées d’étudiants sont bruyantes et alcoolisées, il n’y a rien à en tirer, même s’il y a des filles. Quant aux lesbiennes, elles sont trop silencieuses. J’ai enregistré des dépucelages, opérés par de "grands cousins", sous la conduite de matrones. Les taches de sang clair dans les draps ont confirmé ce que les gémissements indiquaient. Ils sont semblables à ceux des sodomisées, mais les demandes sont différentes : "Pas si fort", "Laisse-moi souffler", "Je suis étroite", mêlées à des pleurs et parfois même, à des "Je t’aime" émouvants.
La réceptionniste de l’après-midi est ma complice. Lorsqu’elle est à l’accueil, elle repère les clients intéressants et me signale leurs chambres. La première fois que je lui ai fait écouter mes enregistrements, le sang a envahi son visage, deux minutes après je constatais de manu que son slip était trempé, et cinq minutes après, elle criait encore plus fort que les femmes de mes bandes, vigoureusement baisée par mes soins, le ventre et le buste appuyés sur le bureau au milieu des papiers de l’hôtel. Les factures ont été maculées de nos foutres. Depuis, elle attend les clients en écoutant mes enregistrements tout en se masturbant, et lorsque j’arrive pour prendre mon tour du soir, elle prête à me recevoir » (Alain Valcour, Cris et gémissements).
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par
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