la botte D'Ephilides

Publier ici vos propres poésies et poèmes érotiques.

Modérateur: Porneros

la botte D'Ephilides

Message par aristoffe » Jeu 5 Mars 2009 10:58

Un matin doux, au moment où se levaient les brumes,
Un chevalier bien élégant, habillé de dentelles fines
Et vigoureux, promenait son Eros sur les ruines de Sodome.
Il ne tarda point à sentir, entre ses rubans, gonfler sa pine
En voyant une belle bougresse jouer avec une épée.

Elle s’entraînait contre un ennemi qui s’échappait
Sans cesse dans les airs, un ennemi invisible.
Elle tournait, se fendait, acharnée sur sa cible
Qu’elle embrochait cruellement mainte et maintes fois.
Elle dansait, ivre dans les airs et si fière de ses exploits.
Au travers de sa chemise, ses deux seins, deux roses blanches,
Se devinaient, et dans ce vertige, quels mouvements de hanches !
Notre bandochant irrité par cette magnifique amazone,
Tenta maladroitement de l’assaillir tel un faune.
Mais son assaut fut rejeté par la furieuse lionne :
- Ce n’est pas ainsi, faquin, que l’on m’enconne.
- Je suis, donc, Mademoiselle, dans un grand désarroi,
Je pensais qu’un chevalier tel que moi, serait accueilli en roi.
- Monsieur, je vous embrocherai avant que vous n’ayez ma vertu !
- Ma petite Don Quichotte, les vents sont des ennemis faciles,
Mais si vous me provoquez en duel, vos parades seront fragiles
En s’opposant aux coquins arguments de ma botte secrète.
- Une botte Monsieur ? Serait-ce celle de votre quequette ?
- Taquine ! Je vais vous faire goûter à la botte d’Ephélides.
Une parfaite leçon pour pucelle prétentieuse et stupide.
Il dégaina son épée, signa les airs pour présenter son salut.

- N’en est-il pas, dit-il, qui meurt d’un coup de canon ?
Moi, je veux mourir en baisant toute la journée en con.
Vous allez goûter des astuces de ma lame et pour citer le Baron
Eloïs de Ferrières : "Une botte réussie est toujours un argument
De poids dans une négociation animée entre deux vils manants.

Elle noua ses cheveux noirs, il jeta son feutre.

Voici un duel où l’enjeu sera de foutre,
Ou conserver une virginité, c’est selon.

Les fers se croisèrent jetant au ciel mille étincelles.
Elle se défendait bien et avec calme la belle pucelle.
Chacun y allait de sa parade, l’un se fendait,
L’autre reculait et le chevalier toujours bandait.
Chacun en chemise, c’était un ballet d’anges blancs,
Un combat d’hellébores, un accouplement violent.
Les rapières étaient presque en feu à coup de quartes
De ripostes fendues, de sixtes et de quintes.

Mais le chevalier attaquait par petites touches
Atteignant chaque fois la chaire de cette farouche.
Il administrait sa fameuse botte d’Ephélides,
Qui consistait à laisser voir des gouttes liquides
De sang tacher le vêtement de l’adversaire.
La belle ressentait les brûlures de ces piqûres.
La rapière du chevalier était souple et tranchante.
La belle tentait d’esquiver, essayait quelques feintes,
Mais sa chemise se couvrait de petites mouches de sang.
Les épées sifflaient dans l’air, joyeuses et pleines d’élan.
La touche finale de cette botte était de découper et décomposer
La tunique de l’ennemi, de la désarmer et alors de la baiser.

Le chevalier découvrait à travers les lambeaux de tissus
De la lutteuse, une chaire brune. Il eût, bien sûr, le dessus.
Ses coups excellaient de précision et elle sa poitrine fut révélée.
Le chevalier en banda davantage, il allait pouvoir la dépuceler.
Les seins au vent, les pointes dressées, presque piquantes,
Fruits mûrs bavant de sang et de sueur, gorge combattante.

La bougresse était presque nue. Fatiguée elle lâcha son arme.
Le vainqueur sorti alors son membre, elle s’ouvrit en larmes.
Il s’allongea sur elle et la pénétra en fendant tout droit.
Son braquemart se fraya par une quarte et une sixte, une voie
Jusqu’au fond des entrailles
Tout sang, tout sperme tout mouille.
Elle était souillée, humilier et lui
Jouissant dans les astres d’Eros,
Bavant comme un heureux molosse.

La scène ainsi se termine ;
La moralité de cette comptine :
La vertu défendue d’une pointe d’épée féminine
Fini par donner au con une fort grise mine.
Toujours donc se méfier de la botte d’Ephélides,
Si l’on désire garder son hymen bien solide.

aristoffe
 
Message(s) : 58
Inscription : Sam 14 Fév 2009 13:12
Localisation : Entre le Jura et les Alpes

Retour vers Poésies et poèmes érotiques

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invité(s)

cron