Nous nous étions rencontrés réellement pour la toute première fois.
Pourtant, on m’avait prévenu que certaines de ses patientes avaient porté plainte contre lui.
Et c’est vrai qu’il avait parlé d’une qui le suivait jusqu’au supermarché, et qu’une autre lui avait sauté au cou pour l’embrasser.
Mais pour moi peut importe et justement peut-être, le rencontrer était un privilège pour moi.
Il voulait que je l’accompagne pour faire ses courses, pour que je lui prête mes goûts de femme (comme il disait).
Il voulait, le matin tôt, que je lui ouvre la porte de chez moi nue, sinon il repartirait.
Je m’y suis tenue prête comme il le voulait, mais il est arrivé en retard.
On m’a reproché d’être son nombril et j’ai voulu aussi m’éjecter, tout comme lui l’avait été, car je n’avais pas supporté qu’il y ait été exclu.
Je lui avais réservé une chambre à l’hôtel, mais en me raccompagnant chez moi ça s’est passé finalement dans mon lit. C’était imprévu.
Après, il m’avait demandé de venir le rejoindre là où il habitait, car il disait qu’il voulait ma présence, et qu’il savait ce qui me manquait.
J’ai acheté les billets, mais le jour du départ, j’ai réalisé et j’ai préféré perdre mon argent.
Il ne m’a jamais appelée pour savoir si j’étais bien arrivée à l’aéroport.
Ingrid
