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Alain Valcour, « Cris et gémissements » (Confessions d’un scoptophile auriculaire), Paris, mai 2013.
C’est dans un hôtel fonctionnel et sans attrait, situé en bordure d’autoroute entre un "Léon de Bruxelles" et un "Kiloutou" que ma vie a pris il y a deux ans un tournant décisif.
J’y passais une nuit pour raison professionnelle, car je devais faire assez tôt le lendemain matin la présentation d’un nouveau projet important.
Les hôtels de ce genre, tous à peu près identiques, sont propres mais bruyants. Les portes métalliques laissent tout entendre des conversations tenues dans les couloirs. Ce soir-là, je me suis endormi très vite, pour être réveillé vers minuit par les cris d’une femme qui étaient manifestement des cris de jouissance :
Ah, A-ah, A-a-ah…
De plus en plus forts à mesure que le plaisir l’envahissait. La montée régulière des cris, au rythme du sexe qui devait la tringler, s’interrompait de temps en temps pour des moments de repos. Les râles perdaient de leur force, une voix masculine et le rire d’une autre femme s’y mêlaient. Très vite la marche à l’orgasme reprenait :
Ah, A-ah, A-a-ah…
Et le plaisir montait, montait en elle, irrésistiblement. Je m’attendais à ce que des clients sortent de leurs chambres et protestent. Mais personne n’est intervenu. Comme moi, ils écoutaient.
Des cris plus forts, de surprise, et peut-être de douleur, provoqués par des enfoncées soudain plus vives jaillissaient fréquemment. Des rires accompagnaient ces éclats, et le brame [1] reprenait. N’y tenant plus, je me suis branlé. J’ai cherché à jouir en même temps qu’elle, mais juste au moment où je giclais, les cris d’amour ont fait place à un silence d’où n’émergeaient que des rires étouffés. Je suis sorti sur le palier, pour coller mon oreille à la porte du foutoir [2].
Oui, ouiiii, c’est bon , oui, comme ça, c’est trop bon, ouiii…
C’étaient de sourds gémissements, couverts par les paroles de l’autre femme dans une langue que je ne comprenais pas. Je tendais l’oreille pour apprécier l’intensité de son plaisir. Il devait la sucer. Un cri a fusé, surgi de son ventre et de sa gorge, et témoignant d’un bel orgasme qu’une langue habile avait dû s’appliquer à prolonger.
Vous vous rincez les oreilles !
J’ai sursauté, c’était le veilleur de nuit. Je bandais comme un âne dans mon pyjama plein de sperme. J’étais pris sur le fait comme un collégien repéré par un pion en train de se branler dans le dortoir d’un pensionnat religieux.
Si vous cherchez les toilettes, c’est dans votre chambre. Le distributeur de Coca est en bas.
J’avais laissé la clef dans ma chambre, et j’ai dû lui demander de m’ouvrir avec son passe. Imaginez son air narquois, quand il m’a souhaité une bonne nuit !
Le pistonnage a repris peu après. La scène semblait ne pas devoir finir, comme dans un film pornographique trop long. J’en avais mal d’être raide, je me suis rebranlé. Je venais juste de cracher douloureusement mon foutre quand une pluie de claques s’est abattue sur les fesses de la baisée, brutale comme une averse de grêle un soir d’été. Les cris ont changé de registre :
Non, Aa-h , ouiii, no-on , assez…
Toujours accompagnés du rire sonore de l’autre femme. Un hurlement rauque a déchiré le silence, puissant comme celui qui avait terminé la bienfaisante minette une demi-heure plus tôt. Le decrescendo prolongé des râles de satisfaction a témoigné d’un orgasme magistral.
Ils ont continué un bon moment à commenter leurs exploits, mais les cris de plaisir gravés dans mon esprit, m’ont tenu éveillé longtemps après que le silence ne se soit définitivement réinstallé. Le lendemain, j’ai pris le petit déjeuner, contre mon gré trop tôt pour voir leurs visages. Ma présentation a été ratée et le contrat perdu.
Après cette soirée mémorable, je me suis mis à fréquenter les hôtels "Formule 1", à parcourir leurs couloirs aussi bien l’après-midi que la nuit, et muni d’un magnétophone, afin de recueillir des cris et gémissements comparables à ceux qui m’avaient tant excité.
Sachant que des prostituées s’y installent pour la journée, (il ne m’était pas difficile de vérifier leur présence en leur téléphonant comme un client intéressé), j’avais espoir de m’emplir les oreilles et de nourrir ma future collection. Mais si je voyais bien défiler leurs clients, je ne pouvais rien entendre car elles mettaient en marche la radio ou la télévision pour couvrir les bruits révélateurs, ceci dans un souci de discrétion tout à leur honneur.
J’ai été licencié à cause de mes absences fréquentes et injustifiables. Je savais bien que je courrais ce risque mais j’étais taraudé par le désir d’être à nouveau témoin de scènes d’amour et d’orgies sexuelles. Ma compagne m’a quitté, lassée de mes activités bizarres et secrètes, et surtout du manque de fric. Mon ancien patron m’a aidé à me faire embaucher comme réceptionniste de nuit dans un hôtel d’une chaîne dont je tairai le nom.
C’est incroyable ce dont on peut être témoin comme réceptionniste ou gardien dans un hôtel. Prostitutions en tous genres, de femmes, d’hommes et de transsexuelles. Rendez-vous adultères. Orgies d’étudiants et d’étudiantes, ou d’étudiantes seules. Rencontres d’affaires mafieuses tournant au règlement de compte, et violentes scènes de ménages. J’ai dû plusieurs fois appeler la police.
En quelques semaines, j’ai développé une intuition infaillible des intentions des clients qui se présentent. Il ne m’est pas difficile de vérifier mes hypothèses en montant coller aux portes potentiellement intéressantes de minuscules micros émetteurs vendus dans des boutiques de "sécurité", c’est-à-dire d’espionnage. Je peux grâce à une discrète oreillette, suivre du bureau les ébats dans plusieurs chambres à la fois et les enregistrer, sans rôder constamment dans les couloirs ce qui paraîtrait louche.
J’ai eu la surprise de voir une femme voilée, accompagnée de ses (?) deux filles, elles aussi voilées, louer 3 chambres. Les "oncles" ont ensuite défilé toute la journée, se présentant à la chambre de la "mère" pour y attendre leur tour avant d’aller rejoindre les filles. Mais je n’ai rien pu enregistrer car la télévision couvrait les chuchotements et les gémissements étouffés. Comme chacun sait, les femmes voilées sont pudiques.
J’ai appris à repérer les couples : une femme frêle, timide et soumise avec un homme corpulent et vulgaire sera sodomisée. Les enregistrements confirment mes intuitions. On y entend les gémissements douloureux de la fille dont on force l’anus et qui demande en vain "Arrête", "J’ai mal", "Remets du gel", "Prends moi autrement".
Les soirées d’étudiants sont bruyantes et alcoolisées, il n’y a rien à en tirer, même s’il y a des filles. Quant aux lesbiennes, elles sont trop silencieuses. J’ai enregistré des dépucelages, opérés par de "grands cousins", sous la conduite de matrones. Les taches de sang clair dans les draps ont confirmé ce que les gémissements indiquaient. Ils sont semblables à ceux des sodomisées, mais les demandes sont différentes : "Pas si fort", "Laisse-moi souffler", "Je suis étroite", mêlées à des pleurs et parfois même, à des "Je t’aime" émouvants.
La réceptionniste de l’après-midi est ma complice. Lorsqu’elle est à l’accueil, elle repère les clients intéressants et me signale leurs chambres. La première fois que je lui ai fait écouter mes enregistrements, le sang a envahi son visage, deux minutes après je constatais de manu [3] que son slip était trempé, et cinq minutes après, elle criait encore plus fort que les femmes de mes bandes, vigoureusement baisée par mes soins, le ventre et le buste appuyés sur le bureau au milieu des papiers de l’hôtel. Les factures ont été maculées de nos foutres. Depuis, elle attend les clients en écoutant mes enregistrements tout en se masturbant, et lorsque j’arrive pour prendre mon tour du soir, elle prête à me recevoir.
La scoptophilie auriculaire [4] est bien supérieure à l’oculaire. Elle est moins risquée, car l’observation et l’enregistrement sont plus discrets. Et du fait que l’on entend sans voir, elle sollicite l’imagination, ce qui accroît le plaisir.
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Alain Valcour, « Augustine, Comédie érotique en un seul acte et quatre scènes foutrement sexuelles », Texte érotique, Paris, mai 2013.
Personnages :
Monsieur le Baron de Viroute
Madame la Baronne de Viroute
Augustine, soubrette, bonne à tout faire (vraiment tout)
"Sœur" Teresa, infirmière de nuit
Père Frappard de l’Érection de la Sainte Croix, dit par les facétieux impies "Père Frappard de la Sainte Érection"
Gustave, son neveu (les mêmes assurent que c’est son fils)
Cette comédie sans prétention est destinée à une petite salle recevant de 20 à 30 personnes.
De Monsieur, assis dans un fauteuil et absorbé par sa lecture attentive de L’Équipe, on ne voit que les jambes poilues émergeant d’une robe de chambre de soie de grand luxe. Madame, en nuisette, feuillette Gala nerveusement. Ses cuisses largement ouvertes ne cachent rien de sa chatte touffue et de sa cellulite. Elle se lève et marche de long en large. Ses seins avachis ballottent de droite et de gauche.
Madame :
Baron, mon ami, cette nuit vous avez fait lever Teresa quatre fois ! Où en est votre raideur ?
Monsieur :
Toujours aussi douloureuse. Appelez-moi Augustine, j’ai besoin de ses lèvres
Madame (glapit, comme à chaque fois qu’elle donne des ordres à sa bonne) :
Augustine ! Viens, tout de suite.
Entre Augustine, en costume de soubrette, avec un minuscule tablier blanc sur une robe de soie noire bon marché dont le corsage découvre largement les seins généreux. Un soutien-gorge trop étroit les remonte ; on s’attend à ce qu’ils s’échappent à chaque mouvement un peu vif. La robe est si courte qu’on aperçoit constamment sa culotte rose. Ses bas blancs s’arrêtent à mi-cuisses, terminés par une aguichante dentelle.
Madame :
Lâche-moi ce manche à balai. Ta jolie bouche va s’occuper d’un autre manche ! (Elle rit de sa fine plaisanterie).
Augustine :
Bien Madame. Tout de suite ?
Madame :
Oui, cruche, va chercher les accessoires.
Augustine revient avec un coussin.
Madame :
Et les chaussures qui plaisent à Monsieur, bécasse. Et la voilette !
Augustine revient en chaussures rouges à talons tellement hauts qu’elle manque à chaque instant de tomber. Une voilette de résille à grandes mailles, attachée à un improbable chapeau de velours noir, lui descend devant les yeux.
Madame :
Oh l’empotée ! Et c’est moi qui doit lui ôter sa culotte ! Comme si elle ne connaissait pas le Protocole établi par Monsieur.
Madame la Baronne lui enlève sa culotte et inspecte au passage la propreté de sa chatte et de son entre-fesses en flairant ses doigts qu’elle y a frottés. Elle lui claque les fesses pour signaler la fin de l’inspection. Augustine s’agenouille sur le coussin devant Monsieur. Elle écarte respectueusement les pans de la robe de chambre et découvre une queue raide et variqueuse terminée par un gland rouge et luisant. Elle lèche délicatement ce gland avec la pointe de sa langue avant de le prendre en bouche. Monsieur continue sa lecture.
Madame :
Baron, comment va cette pipe ?
Monsieur :
C’est pas encore ça !
Madame :
Augustine, fais marcher ta langue. (Elle surveille de près) Et tes mains, Augustine. Utilise tes mains !
Augustine s’active de la bouche et des mains, et lèche les couilles poilues de Monsieur.
Madame, debout à côté d’elle, remonte sa nuisette et se caresse de façon très impudique tout en surveillant le travail d’Augustine.
Brusquement, Monsieur jette son journal à terre, saisit Augustine par les oreilles pour l’enfoncer plus à fond sur son dard. Elle manque de vomir. Il ressort de sa gorge pour gicler ostentatoirement sur sa voilette, et polluer ainsi ce signe de soumission féminine au pouvoir patriarcal.
Madame (énervée, elle n’a pas joui) :
Augustine, va nettoyer ta figure ! (Plus bas) Baron, mon ami, vous a-t-elle soulagé ?
Monsieur :
Pas vraiment. Ma nature en redemande.
Madame :
Baron, vous êtes ensorcelé, je ne vois pas d’autre explication.
Monsieur :
Baronne, rappelez-moi Augustine et préparez-moi son cul.
Madame (cri perçant) :
Augustine ! Monsieur a besoin de tes charmantes rondeurs.
Madame est assise, Augustine, debout devant elle est penchée en avant, les jambes et les fesses écartées, elle offre son trou-mignon à la langue de Madame qui s’applique à y mettre un maximum de salive. Monsieur est tout nu, impatient, le sexe en avant et il surveille la préparation.
Madame :
Elle est prête !
Il plante son dard entre les deux fesses rondes et fermes, et pistonne Augustine sans ménagement. Chaque enfoncement est plus brutal que le précédent et Augustine gémit, chaque fois un peu plus fort. Madame se caresse distraitement en guettant l’orgasme imminent dont elle ne voudrait pas perdre le moindre détail.
Augustine (des larmes dans la voix) :
Monsieur, par pitié, laissez-moi souffler.
Monsieur ralentit le rythme de l’enculade, et se met à claquer vigoureusement les fesses de la soubrette, bientôt rouges, qu’Augustine essaie vainement de protéger avec ses mains. Augustine crie et pleure. Les claques redoublent d’intensité. Madame s’offre un premier orgasme et l’enculade reprend de plus belle.
Monsieur :
Tourne-toi pétasse !
Monsieur s’extrait du cul d’Augustine pour s’enfoncer dans sa bouche et y jouir du plus profond de ses bourses.
Monsieur :
Lèche-le moi bien. Il doit être propre comme au sortir du bain.
Augustine accomplit la besogne, mais la pine de Monsieur ne mollit pas.
Madame (ricane) :
Et ton cul Augustine, il a bon goût ton cul ? Aller, retourne à ton ménage. Ça suffit pour le moment. (Au Baron) J’espère que samedi vous prendrez votre bromure. Augustine a son jour de congé.
Monsieur :
Je prendrai plutôt la fille de la gardienne. Zohra, c’est bien ça son nom ? Douze ans, elle est vierge. Je me contenterai de sa bouche et de son cul. Je respecte les virginités. J’ai des principes !
Madame :
Baron, ce n’est pas prudent. Vous y ramasserez tous les microbes et les virus que les voyous de la Cité des Oiseaux y laissent. Ce n’est pas la peine de faire tester Augustine tous les mois si vous enfilez n’importe quel trou.
Monsieur :
Sans un peu de risque, la vie manque de piquant.
Il sort. Madame tourne en rond, nerveuse.
Madame :
Augustine !
Augustine reviens avec son balai.
Madame :
Tu t’es désinfecté la bouche au moins. Reprends le coussin, et viens me sucer la chatte. Elle pleure après ta langue.
Augustine se remet en position, le visage entre les cuisses de Madame. Elle offre aux spectateurs la vision de ses fesses encore très rouges des claques magistrales qu’elles ont reçues. Madame replie les jambes, écarte elle-même ses fesses pour qu’Augustine puisse lui faire feuille de rose.
Madame :
Ta langue en pointe, Augustine. Bien à fond … Oui, c’est bon … Remonte sur le bouton maintenant… Oui…
La lumière baisse progressivement jusqu’à l’obscurité complète. Madame continue à donner ses instructions. La scène se termine sur ses cris de plaisir.
L’après-midi du même jour. Madame est habillée et coiffée. Augustine, introduit un prêtre en soutane qui la suit, les yeux fixés sur le balancement de ses fesses tout juste couvertes par sa robe ultra-courte.
Père Frappard de la Sainte Érection :
Chère Baronne, je viens fesser votre con. (Il rit) Je voulais dire bien sûr, vous passer à confesse.
Madame (rire forcé) :
Père Frappard, votre spiritualité vous honore. Mais je pense que vous devriez confesser Monsieur le Baron qui adore les seins des vierges plus que la Sainte Vierge.
Elle rit de son jeu de mots.
Père Frappard (sérieux) :
Chère Baronne votre mot serait excellent s’il ne comportait un horrible blasphème à la Très Sainte Mère de Dieu [expression qui comporte un jeu de mots tout aussi blasphématoire]. À défaut de la fessée que vous méritez, nous le mettrons au passif de votre confession. Mais comment va notre cher Baron ?
Madame (désolée) :
Mal, Père Frappard, sa raideur se refuse à mollir. Et si vous saviez comme il se soigne ! (Elle baisse la voix) : Il se livre au péché de Sodome !
Père Frappard :
Sur des garçons ou sur des filles ?
Madame (plus bas encore, honteuse) :
Des filles.
Père Frappard :
C’est beaucoup moins grave. Juste une erreur de trou pourrait-on argumenter devant le Juge Suprême.
Madame :
Mais il les prend de plus en plus jeunes. Il les veut bien étroites pour mieux calmer son priapisme. Augustine et Teresa, notre infirmière de nuit, sont toutes les deux usées de ce point de vue. Et avec l’hystérie anti-pédophile qui s’installe dans ce pays, on court au désastre. Jusqu’à présent quelques billets ont coupé court aux plaintes, mais il suffit qu’une mère agressive soit chaperonnée par une association d’avocates féministes et rapaces, et ce sera le dé-sas-tre ! Mon père, je compte sur vous pour nous trouver un remède.
On sonne. Augustine apporte une lettre à Madame.
Madame :
Vous permettez ?… Ah, c’est le laboratoire. L’analyse est négative. (Plus fort) Tu entends Augustine, tu es saine ! Pas la moindre queue de virus dans tes muqueuses. (Au Père Frappard) Mais si le Baron va fourrer son dard n’importe où, ça nous avance à rien !
Madame soulève la robe d’Augustine et montre au curé ses fesses nues.
Madame :
Il pourrait s’en contenter tout de même. Cette petite a de la ressource, et j’ai profité moi-même de sa langue.
Père Frappard :
C’est aussi un péché, mais véniel. Les caresses entre femmes ne tirent pas à grande conséquence. D’aucuns pensent d’ailleurs qu’elles réjouissent les anges, lesquels doivent un peu s’ennuyer. Mais commençons votre confession chère Baronne, In nomine Patris et fillii et Spiritus Sancti. Qu’est-ce que votre conscience vous reproche ?
Madame :
Euh… rien. Vous avez juste remarqué un petit blasphème. Et c’est vrai que je me fais volontiers sucer par Augustine. C’est ma Nature qui le demande, bien négligée par mon époux devant Dieu, qui lui n’hésite pas…
Père Frappard :
Chère Baronne nous examinerons plus tard les frasques de votre époux. Vous n’assistez guère aux offices religieux ! Vous devriez y mener Augustine que je ne vois jamais dans mon église, à vrai dire assez désertée.
Madame :
Sans doute, Mon Père, je le ferai.
Père Frappard : Participez-vous à des dîners de libre-penseurs et autres athées — peste soit d’eux et que la vérole ronge leurs moelles — où s’échangent des propos hostiles à Notre Sainte Mère l’Eglise Catholique, Apostolique et Romaine ?
Madame :
Mais Père, je ne suis pas responsable des propos de mes invités !
Père Frappard :
Certes, mais alors constituez une liste noire des athées libertins, faites-là circuler dans la bonne société de notre région (inutile bien sûr de viser Paris, haut-lieu de vile prostitution et de perdition) et n’invitez plus ces gens.
Madame :
C’est le Baron qui invite…
Père Frappard :
Que ce point soit bien entendu dans votre couple. Bon, je sais que votre intimité n’est que trop négligée par un époux frivole et que la langue d’Augustine vous calme quelques chaleurs. Mais utilisez-vous des instruments pour vous provoquer une excitation artificielle, forcément coupable car déconnectée de la Transmission de la Vie voulue par Notre Seigneur ?
Madame :
Une fois ou deux j’ai essayé…
Père Frappard :
Il me faut des détails, faute de quoi je ne pourrai établir l’ordonnance d’absolution.
Madame :
Des détails… Mon Père vous me gênez.
Père Frappard :
Alors montrez-moi les objets.
Madame :
Vous êtes sûr qu’il vous faut les voir ?
Père Frappard :
Absolument ! Sans quoi, je ne pourrais mesurer l’étendue du péché et celle de l’absolution nécessaire. Le péché non pardonné vous poursuivra et provoquera en vous de nouvelles chaleurs que vous ne saurez calmer que par de nouveaux péchés.
Madame va chercher un vanity-case Vuitton et en sort une collection de godemichets et de pleugues de toutes formes et couleurs, de boules de geisha, de vibro-masseurs et de stimulateurs clitoridiens. Le curé, bien qu’amateur et habitué de confessions scabreuses, en a le souffle coupé.
Père Frappard :
Baronne, vous m’éberluez ! Comment donc vous utilisez cela ?
Madame :
Mon Père je ne vais tout de même profaner le Sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation…
Père Frappard :
J’insiste. J’en prends devant Notre Seigneur la responsabilité. Comment fonctionne cet appareil ? Et à quoi servent ces boutons ?
Madame :
C’est pour monter l’intensité du plaisir.
Père Frappard :
Du plaisir, donc du péché. Et cet objet en forme de champignon ?
Madame :
C’est un pleugue… un pleugue anal.
Père Frappard :
Et bien allez-y, je veux voir le péché dans toute son horreur.
Madame baisse une élégante culotte de dentelle gris perle et rouge bordeaux, remonte sur ses hanches sa jupe étroite et, apparemment confuse, s’introduit le pleugue.
Père Frappard :
Sainte Vierge, fermez les yeux ! Seigneur Jésus ayez pitié de cette âme qui court à la perdition ! Le plaisir contre-nature est un péché mortel ma fille ! La réparation nécessaire devra être à la mesure de la faute. Que dis-je, du crime que vous commettez. Combien de fois par jour jouez vous avec ces objets ?
Madame :
Les nuits sont longues, le Baron a souvent besoin de son infirmière, et les soins sont bruyants. Comment dormir dans ces conditions ?
Le Père Frappard n’est pas rassasié. Il demande à voir fonctionner chaque vibreur en bonne place, et à l’intensité maximum. Il s’assure de l’effet produit en recherchant avec ses doigts l’humidité vaginale.
Augustine entre pour apporter le thé. Madame en profite pour essayer dans la chatte de sa bonne un godemichet surdimensionné. Le Père Frappard palpe les fesses juvéniles qu’il avait depuis le début remarquées. Il mouille deux doigts et les introduit gluants de salive entre lesdites fesses en les tournant de droite et de gauche pour faciliter la pénétration. Augustine, enfilée par deux de ses orifices gémit.
Père Frappard :
Elle aussi, il faudra que je la confesse. Mais pas toute la maisonnée le même jour. J’ai eu pour aujourd’hui mon content de stupre et de luxure. Bon, les frasques du Baron sont connues de toute la ville, inutile de s’attarder. Je vais vous faire un forfait conjugal. Je vous mets par écrit l’ordonnance, pour que rien ne soit omis. [Il prononce lentement les phrases qui suivent à mesure qu’il les écrit.]
Premièrement, la Baronne et le Baron de Viroute me verseront solidairement un montant minimum de 5000 euros entièrement destiné à mes pauvres.
Deuxièmement, ils afficheront face au lit conjugal et de manière à le bien voir à tout moment, un portait de Notre Saint Père le Pape, d’un format minimum de 80 sur 50 centimètres.
Troisièmement, ils pratiqueront le Devoir Conjugal matin et soir, après les prières réglementaires correspondantes, et, j’insiste, par les voies naturelles.
Enfin, ils m’enverront Augustine deux samedis par mois, tant que j’en aurai l’utilité.L’absolution accordée, In nomine Patris et fillii et Spiritus Sancti ne vaut que sous condition d’exécution de ces pénitences.
Et voilà Chère Baronne. Augustine, j’en ai besoin pour mon neveu. A 32 ans, il vient de quitter les ordres. Il aurait perdu la Foi. Comme si la Foi était nécessaire pour faire son boulot de curé ! Bref il est puceau, et il est tellement balourd, que si on ne le pousse pas un peu, il le restera toute sa vie. Et vous ne savez que trop, Baronne, que la frustration sexuelle mène aux plus grands vices.
Voici pour vos âmes. Quand au priapisme du Baron, il faudra prévoir un exorcisme. Je suis persuadé qu’une diablesse de fille qu’il a dû enculer a fait entrer Satan au plus profond de sa chair conséquemment douloureuse.
Mes hommages Baronne, j’attends vos billets (la paroisse ne prend pas les chèques ni les cartes bancaires) et, samedi prochain, la tendre Augustine.
Le lendemain matin. Teresa, l’infirmière de nuit du Baron, est nue sous une blouse aussi courte que la robe noire d’Augustine. Le tissu quasiment transparent laisse voir les très grandes aréoles brunes qui mangent ses gros seins. Augustine est assise tout contre elle sur un canapé face au public. Toutes deux ouvrent largement les cuisses pour le plaisir dudit public.
Teresa :
Si tu savais les nuits que je passe avec ce malade qui n’arrive pas à débander même s’il a joui trois fois en une heure. Et il s’entête, il m’enfile par tous les trous et me pilonne comme un sauvage.
Augustine :
Pour moi, c’est du pareil au même. Et ça met la baronne en chaleur. Elle aussi s’amuse avec mes fesses et tout le reste comme avec celles d’une poupée en silicone.
Teresa :
Tu n’peux pas t’en aller ?
Augustine :
Où irais-je avec mon père malade ? C’est elle qui paye ses médicaments. Et quant à faire la putain, au moins ici je suis logée. Et toi ?
Teresa :
Mois c’est plus grave. Ils me tiennent. J’ai aidé à mourir un vieux débris gâteux que je gardais nuit et jour. Ils ont des preuves. Si je pars ou si je porte plainte, ils iront les donner à la famille du vieux et je suis bonne pour la taule.
Elles s’embrassent et se caressent. Chacune met à l’air les seins de l’autre, lui mordille les tétons et lui masse les cuisses. Elles gémissent en chœur. Les doigts fureteurs fouillent les chattes et en ramènent des jus odorants qu’elles s’étalent mutuellement sur les lèvres et sur les tétons.
Teresa :
On se fait un 69 ?
Sauf leurs bas et leurs coiffes de soubrettes et d’infirmière, elles sont nues, tête-bêche, elles se lèchent les pétales de leurs fleurs (peu) secrètes et se sucent les boutons avec entrain. Les langues se glissent entre les fesses aussi loin que possible. Des râles signalent des débuts d’orgasmes, mais elles ne s’arrêtent pas pour autant. Depuis un angle de la scène, Madame les regarde.
Madame :
Ah les garces, elles s’amusent toutes seules et me laissent mourir d’ennui.
Madame s’approche, chatouille le dos de Teresa et lui claque amicalement les fesses. Les cuisses d’Augustine ont droit à des claques plus sévères.
Madame :
Faites moi place les gougnottes, j’ai un truc à essayer avec vous.
Teresa s’allonge sur le dos. Madame lui ouvre ses cuisses avec autorité, applique à son bouton une sorte de pince, et deux autres aux tétons. Ces pinces sont reliées par des fils électriques à un boîtier équipé de plusieurs manettes. Madame les manœuvre. Le ventre de Teresa, puis ses cuisses se mettent à trembler de manière incontrôlable. Teresa gémit, en transe des pieds à la tête. Les gémissements se font cris. L’orgasme approche, la Baronne baisse la tension. Teresa respire plus calmement, mais pas longtemps. La Baronne remonte l’intensité, puis la baisse, puis la remonte, et chaque fois Teresa crie un peu plus fort, de souffrance ou de plaisir, impossible de savoir. Lorsque l’orgasme éclate, la Baronne appuie sur un bouton rouge et un grand jet d’urine jaillit du ventre de Teresa en une harmonieuse parabole qui va mouiller le sol, jusqu’à deux mètres plus loin. Cri final de jouissance. Puis reflux du plaisir, mais Teresa reste sous tension. Le moindre contact l’électrise toute entière.
Madame :
Augustine, à ton balai pour nettoyer la pisse.
Augustine toute nue passe le balai et chantonne le thème du Boléro de Ravel.
Les spectateurs peuvent contempler le doux balancement de ses seins au rythme du nettoyage.
En coulisse, une sonnette.
Madame :
Augustine, termine ça vite. Monsieur le Baron se réveille. Lave tes fesses, il en aura besoin. Et va t’habiller comme d’habitude.
Augustine sort.
Madame :
Teresa, à moi d’essayer cette machine à jouir.
La Baronne se dépoitraille, remonte sa jupe sur ses fesses nues. Teresa lui installe les pinces et démarre la machine à faire jouir. Les lumières baissent progressivement et c’est dans l’obscurité que la scène continue avec les gémissements puis les cris de la Baronne, et à chaque pic orgasmique, le rire complice de Teresa.
Un homme plus jeune et plus musclé que le Baron est assis dans le fauteuil. Sans aucun doute il s’agit de Gustave, le "neveu" du Père Frappard. Les spectateurs le voient de trois-quarts arrière. Son short brillant de joggeur découvre des cuisses bronzées, ce que l’on n’attend pas d’un curé défroqué. Son maillot de corps grisâtre de poussière et de sueur découvre des bras tout aussi musclés. On entend le Boléro de Ravel.
À la deuxième variation, une femme entre sur la scène et danse lascivement, enveloppée d’un burkha noir comme en portent les afghanes. Son visage est complètement masqué. Une sorte de grillage lui permet de respirer et de voir où elle va.
Le burkha est fendu par devant et elle l’ouvre fugitivement, juste assez pour que l’on voit que dessous elle est nue. A chaque variation, elle montre un peu plus de son corps. À un petit tatouage sur le ventre, le spectateur attentif peut reconnaître Augustine, dont on n’imaginait pas les talents chorégraphiques.
Les variations du Boléro s’enchaînent. Chacune apporte une touche instrumentale supplémentaire et Augustine montre un peu plus ses charmes. L’éclairage change légèrement à chaque reprise.
On devine que l’homme se masturbe. La danseuse s’en approche, lui frôle le visage de ses tétons, et la cuisse de ses jolis mollets charnus. Elle se penche pour lui montrer un (trop) court instant sa chatte et ses fesses. Elle monte de temps en temps sur une table basse devant le fauteuil, elle s’y vautre les jambes en l’air, commence à se caresser mais s’interrompt et repart danser. Elle utilise cette table comme support pour ses contorsions érotiques.
Le Père Frappard, dans un coin de la scène caresse les fesses de Teresa. Elle le caresse tellement bien que sa queue est suffisamment rigide pour tenir relevée sa soutane. D’un autre angle de la scène, le Baron regarde hautain et distant. Son membre émerge de sa robe de chambre. Dans l’angle opposé, la Baronne se caresse, seule et triste.
Lorsqu’éclate l’avant-dernière variation en mi majeur, soit deux tons plus haut que les autres, la scène s’éclaire au maximum et le "neveu", soudain guéri de sa timidité, se précipite sur Augustine qui lui offre son cul, l’enfile en levrette et la pistonne pour asperger ses fesses et son dos d’un grand jet de foutre.
Les actrices et les acteurs saluent.
Père Frappard :
Notre pièce est terminée. Nous espérons qu’elle vous bien plu et qu’elle vous a bien excités. Mais pour trois d’entre vous, ce n’est pas fini. Regardez bien les numéros de vos billets d’entrée. Augustine de sa main innocente, va tirer trois numéros parmi les vôtres. Les gagnantes et les gagnants bénéficieront des langues habiles et voluptueuses de Teresa, d’Augustine et de Madame la Baronne, sous les yeux pleins d’envie de tous les autres. Revenez souvent nous voir. La chance vous sourira forcément.
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Myriam Brunot, « Le chemin de la vie (sexuelle) », Récit érotique, Paris, février 2013.
1. Jérôme montre à son copain Rafaël une revue porno.
Regarde ce que j’ai trouvé dans le bureau de mon père.
En couverture : « Les maîtres du Shibari » et une japonaise ligotée, seins nus, proéminents et comprimés par une cordelette rouge, ainsi que le titre du « grand dossier » du mois : « Le retour très attendu des chattes poilues. »
Les deux garçons feuillettent avidement : « Laquelle on choisit pour se branler ? » Après mûre réflexion, ils fixent leur choix sur une double page qui montre deux filles ligotées, honteuses et soumises. Elles ne sont « vêtues » que de « tabis » (socquettes en soie blanche qui séparent des autres le gros orteil) et de culottes blanches. Des cordelettes bleues s’enfoncent cruellement entre les lèvres dodues de leurs sexes et font bourreler le gras de leurs cuisses juvéniles. Des poils noirs émergent des ourlets. Leurs cuisses largement écartées mettent en évidence des flaques d’urine qui imbibent leurs culottes et les « tatamis ».
À mi-parcours, ils changent d’image et choisissent un gros plan gynécologique de lèvres brun sombre, fripées comme des figues sèches et qui encadrent une muqueuse rose vif luisante de cyprine. Après s’être essuyé les mains dans l’épaisse moquette beige, Rafaël demande :
Tu m’le passes pour le montrer aux copains ?
Non, faut que j’le r’mette en place. Mon père doit pas s’apercevoir qu’on l’a découvert. Qu’est-ce que tu fais demain ?
J’ai un petit cours avec une prof de maths qui vient à la maison.
Elle est comment ?
Grosses cuisses et bas noirs. Sa minijupe en laine blanche est trop p’tite pour son gros cul de pétasse. Elle s’appelle Myriam Brunot. C’est une pute, j’suis sûr qu’elle tapine le soir avec les autres, à la station-service de l’avenue de Paris.
Tu l’as vue faire le poireau ?
Non, mais elle pue le parfum de chiottes et la fumée de cigarette. Elle met toujours un chemisier presque transparent. À travers on voit ses gros seins et son soutif noir.
Et ça marche les maths avec elle ?
Ouais, à peu près.
2. Quelques jours après.
T’as une autre revue porno ?
Non, mon père a toujours la même dans son tiroir.
Tes parents, ils baisent comment ?
Comme des chiens. Ma mère est pleine de cellulite, jusque sous les bras. Et j’te dis pas ses cuisses, ça moutonne ! Elle a du pot qu’mon père la baise encore.
Il doit fermer les yeux. Quand sa bite est dans l’trou, cellulite ou pas…
Ils font ça vite. Ils gémissent comme des veaux. Ses seins pendouillent et ballotent, avec des gros bouts, noirs comme du chocolat.
T’as pas envie d’les sucer ?
Pas vraiment.
Et ceux de ta sœur ? Moi, j’aurais bien envie.
C’est une conne prétentieuse. Elle se moque toujours de moi. Et elle se balade en slip les seins nus dans la maison. Mais c’est sûr qu’elle a des super beaux seins.
Quand est-ce qu’on baise une petite ?
Comment ça ?
A deux, on lui attache les poignets au pied d’un meuble, et les chevilles à d’autres. Les cuisses bien écartées, et on y va.
On aura des histoires, elle ira tout raconter. On pourrait le faire avec Marianne, elle est en troisième. On lui donnera du fric.
T’en as du fric ?
Ma mère a une réserve cachée sous une pile de draps.
Marianne va refuser.
T’as déjà vu une femme refuser du fric ? Pour des fringues à la con, des godasses, des sacs à babioles et des parfums, elles font n’importe quoi. Et Marianne, elle a souvent des fringues chères.
C’est ses parents qui lui achètent … Bon faut que j’rentre pour bosser avec la Myriam.
Tu m’raconteras !
C’est incroyable ce que ces jeunes peuvent être misogynes ! Et c’est scandaleux que, dans les collèges, aussi bien publics que privés (Jérôme est inscrit dans un collège catholique de garçons), on ne leur apprenne pas à respecter les femmes. À commencer par leurs mères.
3. Le lendemain.
J’te l’avais dit, la Brunot, c’est une salope !
Raconte !
Elle s’assied tout près de moi, elle ouvre carrément les cuisses sous mes yeux. J’mate la viande rose au d’ssus des bas, et le slip noir. Transparent !
Ouh !!
Deux boutons manquent à son chemisier. Pas facile de m’concentrer ! Je bande. Voilà qu’elle me tripote la queue à travers le short et qu’elle me dit : « Tu bandes, va donc te branler. Sans ça, tu n’arriveras à rien. » J’vais aux chiottes, nerveux, j’y arrive pas. Elle s’approche derrière moi : « Alors, ça vient ? » Elle colle ses gros seins contre mon dos, elle souffle dans mon cou son haleine de fumeuse, elle crache dans sa main et se met à me branler. Une pro ! Trente secondes après c’est fait. Il y en a sur le siège, sur la chasse d’eau, un bon paquet dans sa main, qu’elle me montre en riant. « Bon, tu nettoies tout ça, et on se remet au travail. » Ensuite, elle s’est amusée à me voir mélanger les signes dans les équations.
La prochaine fois, tu lui demanderas d’te sucer. Et d’avaler. Si elle veut pas, tu la menaces de tout raconter à ta mère.
Tu crois qu’ça marchera ?
Sûr !… Mon salop tu m’fais bander avec ton histoire.
Il chantonne :
Je te tiens, tu me tiens par la zigounette. Le premier de nous deux qui jouira, aura une sucette.
Ok, on y va. Le premier qui fait jouir l’autre a gagné.
Ils s’astiquent mutuellement à grand renfort de salive. Survient Catherine, la grande sœur de Jérôme, à pas de loup. Elle les observe, elle attend qu’ils aient giclé tous les deux pour se signaler.
Ah les salopiaux, les p’tits bougres. Vous êtes mignons avec vos queues toutes molles. Mais vous n’allez pas laisser perdre ces beaux jus de couilles. Léchez vos mains, jusqu’à la dernière goutte, sinon j’raconte tout à Maman. Pas sur le tapis, c’est in-ter-dit !
Elle rit joyeusement de voir les mines dégoûtées des deux garçons contraints de lécher leurs foutres.
4. Quelques jours après.
Alors, ta mère ?
J’l’ai matée à pisser. À cause des travaux de peinture, la porte des chiottes reste ouverte. Ça sifflait. Marrant. Après s’être essuyée la touffe, elle s’est caressée. Le bouton rose dépassait des poils noirs. Elle se léchait tout le temps deux doigts et s’astiquait sévère. Et plus elle frottait, et plus elle gémissait. On a sonné. C’était Myriam. Mais comme ma mère était là, on n’a fait que des maths. Voilà ! Et chez ton père, t’as trouvé quoi ?
J’ai du nouveau.
Il a sorti de son sac un DVD titré « Déflorations : du sang et des larmes ».
On l’mate ?
Sur l’ordi, pas sur la télé. C’est plus facile de changer pour un jeu si on est surpris.
La main dans le slip, ils regardent avidement. Pour une fois le titre n’est pas trompeur.
Putain, faudrait vraiment qu’on en baise une !
Pas trop vite, réserve-toi pour la meilleure scène.
C’est quoi la meilleure ?
C’est bientôt. Une japonaise qui couine comme un poulet qu’on égorge. Elle a des p’tits seins pointus, une super jolie touffe noire, et du sang qui coule sur ses cuisses. Y a même un chien qui vient lécher le sang.
La japonaise une fois (virtuellement) dépucelée :
Il va falloir que j’rentre.
Ouah !, r’garde, ça a traversé !
Merde, on va croire que j’ai pissé dans mon froc.
5. Le mardi suivant.
J’suis viré du bahut pour trois jours !
Pourquoi ça ?
C’est la semaine dernière, avec deux potes, on a coincé une gonzesse de sixième dans les chiottes et on lui a pissé tous les trois sur les jambes. Ses chaussettes étaient tremp’ et elle en avait plein les godasses. Super marrant. Elle a chialé toute l’après-midi. Évidemment, elle tout raconté. Conseil de discipline, les parents convoqués, tout l’bordel.
Et ta mère, elle a dit quoi ?
Rien, ça l’a plutôt fait rigoler. En fait, elle était pressée de rentrer pour retrouver Myriam.
Comment ça ?
Oui, c’est la meilleure ! Myriam, c’est aussi une gouine. Elles se font avec ma mère des branlettes et des bisous. Je les ai entendues vendredi dernier. J’étais rentré plus tôt, un prof était malade. Elles s’en sont données à cœur joie.
Et Myriam, elle t’a sucé ?
Non. J’lui ai pas demandé. J’essaierai, mais ma mère s’en foutrait peut-être si elle apprenait que…
Elle est spéciale ta mère !
Non, c’est la tienne qu’est trop coincée. Bornée comme un banc d’église. La mienne, j’la caresse. Et elle aime.
Te fous pas d’moi !
J’te jure. Comme elle est seule dans son grand lit, le matin, avant que l’réveil sonne, j’me glisse à côté d’elle. J’aime bien sa chaleur. Et son odeur. Son corps sent la sueur et le pet. Elle somnole, j’en profite pour lui caresser le ventre et les seins. Elle dit rien. Sûr qu’elle aime, elle fait semblant de dormir.
T’as pas caressé sa chatte ?
Si, une ou deux fois. Gluante. Plein d’jus entre les poils, comme du sirop.
Avec Myriam, elle fait quoi ?
J’en sais rien, j’les ai juste entendues. Elles doivent se lécher partout.
Même le trou du cul ? Comme dans les films ?
Probab. Vus les gloussements !
6. Mercredi.
Myriam arrive pour donner son cours, sexy comme d’habitude. Elle est seule avec Rafaël. Après avoir contemplé ouvertement la naissance de ses seins (les deux boutons manquent toujours), il lui demande les yeux brillants :
J’ai la trique. Vous m’sucez ?
Le sourire de Myriam vaut acceptation.
Faut bien faire ton éducation !
Elle lui baisse le short, l’installe sur un canapé les cuisses écartées. Agenouillée devant Rafaël, elle nettoie d’abord avec une lingette la mignonne queue dressée vers sa bouche (méfiance !), elle entoure de ses lèvres puis de sa langue le gland rose décalotté où perle une liqueur transparente. Le souffle court de Rafaël lui indique son plaisir. Elle sort ses seins :
Pince-moi les tétons.
Elle en profite pour manipuler les couilles du garçon qui n’en demandait pas tant. Elle avale tout. Sa langue nettoie jusqu’à la dernière goutte de sperme.
Elle se relève.
Au travail maintenant !
Mais, surprise ! Jérôme sort d’un placard d’où il avait tout observé.
Moi aussi !
T’es qui toi ?
C’est Jérôme, mon meilleur copain. On s’dit tout, alors…
Myriam reçoit le message contenu dans le simple mot « alors ». Elle offre à Jérôme la même gratification qu’à Rafaël qui observe la scène et se régale à contempler les gros seins nus qui valsent en mesure, paisiblement. Il rebande, mais c’est un garçon sérieux :
Jérôme peut rester pour les maths ?
Oui, bien sûr !
7. Vendredi soir.
Jérôme :
On a des ennuis au collège !
Comment ça ?
On faisait circuler des magazines de cul, et on s’est fait gaulés. Le directeur était furax. Toute la classe en retenue ! Ce matin, confessions exceptionnelles. Le ratichon de service nous a pris un par un dans un vieux bureau poussiéreux qui sert de débarras. Il a ouvert le magazine à la page d’une fille nue à gros seins qui se tripotait la chatte et me l’a mise sous les yeux. « Ça te fait quoi ? » qu’il me dit, en tâtant ma bite raide et en me caressant la nuque. « Je vois que Satan occupe ton ventre. Tu ne dois pas le laisser occuper ton cerveau. Notre Seigneur Jésus-Christ verse des larmes de sang quand il voit — et il voit tout — quand il voit Satan prendre possession de vos jeunes corps et de vos esprits qui devraient être tout entiers tournés vers Lui ! » Il a continué comme ça pendant dix minutes.
Il t’a pas enculé au moins ?
S’il avait essayé, j’aurais gueulé, tout l’collège aurait été au courant. Le pire, c’est que l’directeur va écrire aux parents. Pour qu’ils inspectent nos affaires. Tu peux m’les garder ?
Jérôme tend à Rafaël une poignée de revues et deux DVD.
D’accord, j’les planquerai. C’matin ma mère elle a saigné !
Comment ça ?
J’étais tout contre elle, j’lui caressais les cuisses. Je crois qu’elle dormait vraiment. J’arrive à la chatte, mouillée comme si elle avait pissé. J’lui dis : « Maman, tu saignes ! » Ça l’a réveillée d’un coup. Elle a sauté hors du lit. Le sang coulait sur ses cuisses. Grosse tache sur le drap. « Retourne dans ton lit ! »
Tu savais pas qu’les femmes, elles saignent tous les mois ?
Si, mais ça fait un effet ! Tu la caresses gentiment, et tu retrouves tes doigts pleins de sang.
C’est la vie ! Bon, enfin nous ça nous arrive pas.
Ou si ça nous arrive, c’est grave. C’est qu’on a le SIDA ou un truc comme ça.
8. Lundi soir.
Jérôme :
Catherine, elle a bien baisé samedi ! Et dimanche on l’a pas vue, elle a dû remettre ça.
Comment tu l’sais ?
Les parents étaient partis chez des amis. J’étais seul avec Catherine. Je m’ennuyais dans ma chambre. Son mec est venu. Un nouveau, du genre sportif. Ils ont commencé par s’enfermer tous les deux dans la salle de bain. Une demi-heure après ils en sortent à poil, sans faire attention à moi, comme si j’étais un meuble. Le mec, il avait une super grande bite toute raide, comme un pro du hard. Ils foncent à la cuisine, se prennent des bières et vont s’enfermer dans la chambre de Catherine. J’ai écouté, l’oreille collée à la porte.
Qu’est-ce qu’ils ont fait ?
J’ai rien vu, j’les ai entendu baiser. Comme des bêtes. Des cris, des râles, des gémissements, des rires. Et même des claques, et des grosses. Ils ont joué à se fesser le plus fort possible. Catherine riait comme une folle. Elle a dû s’en prendre une un peu trop forte, je l’ai entendue se plaindre. Puis plus grand-chose, seulement des soupirs. Ils ont dû s’enfiler. Le mec : « Bon, j’vais pisser. » J’ai pu me retirer à temps pour qu’il me surprenne pas. Puis ils ont continué, mais j’en ai eu marre d’écouter. J’me suis branlé. Mais j’avais pas d’images. J’t’avais tout passé et mon père avait changé de planque pour ses trucs pornos. J’ai repensé à Myriam, à sa langue de velours et à ses seins.
Il l’a enculée ?
C’est bien possible. À un moment j’ai entendu des petits gémissements comme si elle avait mal, et puis de plus en plus fort. Et les craquements du lit au même rythme.
Tu lui d’manderas !
T’es naze ou quoi ! Elle se foutra en colère !
Et alors ? Si t’es pas cap, c’est moi qui lui d’manderai !
T’oseras pas !
9. Mercredi après-midi.
Il ose.
Comme ça Catherine, vous vous faites enculer ! C’est Jérôme qui m’l’a raconté.
Elle lui balance une gifle magistrale qui l’envoie se cogner la tête au bord d’une porte.
Sale puceau, j’veux pas t’revoir ici ou t’en auras une pareille. Et toi Jérôme tu m’le paieras. J’montrerai tes collections aux parents.
Quelles collections ?
Il rigole car elles sont en lieu sûr chez Rafaël.
10. Cythère en vue.
Hier, j’ai d’mandé à Myriam, en chuchotant au creux de son oreille comme si j’avais honte (ma mère était dans l’appart) : « Myriam, vous m’apprendrez à faire l’amour ? J’l’ai jamais fait ! » Elle a rougi, un peu émue et m’a murmuré encore plus bas : « Oui, si t’as au moins 15 à la prochaine interrogation écrite. » Comme avant j’avais eu 9, j’ai beaucoup à rattraper. Myriam avait très envie aussi, elle m’a expliqué super bien les maths, beaucoup mieux que d’habitude. Elle voulait que je réussisse.
C’est une bonne prof ! Moi, j’ai vu hier une amie de Catherine, elle s’appelle Linda, super jolie. Une rousse avec un décolleté coquin et des taches de rousseur sur les bras. Elle était venue voir Catherine mais Catherine avait été retardée. On était seuls. J’lui ai offert du thé. Elle a été surprise que j’aie cette idée. C’est une étudiante en arts plastiques. Je lui ai dit, un peu timidement, que j’aimais beaucoup Maillol et les grands nus de Modigliani. Elle a souri d’un air complice : « Vous avez très bon goût ! C’est rare que les jeunes s’intéressent à l’art. » J’en ai rajouté un peu : « Et Les Trois Grâces de Lucas Cranach. » Ça l’a fait carrément rigoler. Catherine a téléphoné pour dire qu’elle arrivait dans les trois minutes. Linda m’a donné son numéro de téléphone et m’a invité à voir chez elle sa collection de dessins de Tom Poulton. Je l’connaissais pas. Elle m’a dit de demander à Google.
C’est qui Poulton ?
Un dessinateur génial. Que des femmes à poil qui baisent et qui sucent dans toutes les positions.
Linda aime l’art et aussi les petits cochons !
Ta Myriam aussi aime les cochons !
Tout est bien qui finit bien. Rafaël a eu 15,5 à son interrogation et Jérôme a pu longuement « poultonné » avec Linda.
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[1] Le brame est, au sens propre, le cri du cerf en rut. Je me suis permis un léger élargissement du sens de ce terme.
[2] Foutoir : au sens du Marquis de Sade, boudoir où l’on fout.
[3] De manu : terme forgé par mes soins sur le modèle de de visu.
[4] Scoptophilie : compulsion de voyeurisme, en termes savants. Auriculaire : par l’ouïe ; la "confession auriculaire", est une scoptophilie élevée au rang de sacrement.
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