L’Affaire Constance Martinet (8)
Révélations sur Schrewsbury House
Auteur : Jean de Villiot
Jean de Villiot - L’Affaire Constance Martinet (Pdf)
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Jean de Villiot, L’Affaire Constance Martinet (Révélations sur Schrewsbury House. — Lettre de Dora Doveton à sa cousine, Mrs Slingsby, en Australie), Les Contes du fouet ou Révélations sur l’école et la chambre à coucher, Éd. C. Carrington, Paris, 1905. (In-18, 343 p.).
« La criaillerie ! Quelle signification sinistre revêt ce mot ! C’est là que doit se rendre la fautive Dora ! L’accès de la chambre close n’est permis qu’aux femmes, mais le crayon et la plume y peuvent pénétrer.
« Délaissant le billot, l’oeil étonné erre autour de la pièce, en quête de quelque autre objet impressionnant.
« D’un mouvement rotatif de la main, Patty, la ballonnée, se caresse l’arrière-train, en dansant une sarabande accompagnée de sanglots.
« Comme elle doit souffrir ! Ses traits contractés nous le disent assez ! Est-ce par modestie qu’elle le cache ainsi ? Oh, non ! Si elle était capable de quelque retenue, elle ne montrerait pas ainsi son visage à découvert. Ce que nous apercevons, en dépit de tous ses efforts pour la dérober à nos regards, c’est une teinte arc-en-ciel marquant sa cuisse droite.
« Helen, qu’on vient de fouetter, parée des lis de la nature, saisit la manche de sa chemise au pli du coude. Arrêté à mi-chemin, le voile tombant découvre le bas au-dessus du mollet. Bien campée dans toute la floraison de sa beauté, sans un signe d’épouvante, elle semble, du regard, dire à de Vere : "Comment trouvez-vous ça ?"
« Cette dernière, hautaine, vêtue à la dernière mode, s’attarde un moment, afin de contempler celle qui vient d’être fouettée.
« Noble, et pupille du grand chancelier, elle se rit de la discipline de l’école, ne pouvant s’imaginer que ses formes sacrées puissent être exposées aux rigueurs infamantes de cet orage.
« Tandis que Martinet, prolongeant cet aimable rendez-vous, ajuste son bracelet qui glisse de son poignet, la cruelle Renardeau s’impatiente et, du bout des doigts, soupèse l’arme menaçante.
« Dora, la chemise relevée par une épingle, maintenue sur ses genoux, cherche en vain à se soustraire à la pression qui l’étreint par une contraction de tous ses muscles. Armstrong et Steinkopf, à la robe tachée d’encre, immobilisent ses bras et ses épaules.
« Et l’agonie n’a pas encore commencé. Le terrible premier coup n’est pas encore donné !
« Va-t-on donc oublier et pardonner une première faute ?
« Animée d’un dernier espoir, la pauvre Dora se retourne, mais alors elle comprend ce que signifie le regard, précurseur du malheur ! »
Voir en ligne : L’Affaire Constance Martinet (9) : Le Châtiment commence
Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le récit érotique de Jean de Villiot, L’Affaire Constance Martinet (Révélations sur Schrewsbury House. — Lettre de Dora Doveton à sa cousine, Mrs Slingsby, en Australie), Éd. Charles Carrington, Paris, 1905.
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